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«Si cela concernait des étudiants de gauche, les réactions seraient immédiates» : l’UNI dénonce le silence face à la violence des antifas



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11 Fév 2025
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«Si cela concernait des étudiants de gauche, les réactions seraient immédiates» : l’UNI dénonce le silence face à la violence des antifas
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Des emblèmes antifas et anarchistes lors d'une manifestation d'organisations de gauche, à Nantes en 2018 (photographie d'illustration).

Ce mardi matin, aux abords du campus du Mirail de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, des militants du syndicat de droite UNI ont été violemment pris à partie par un groupe d’individus que l’organisation décrit comme des militants d’extrême gauche. L’un des étudiants, blessé lors de l’agression, a dû être hospitalisé. Dans l’après-midi, des étudiants cagoulés ont de nouveau agressé des militants de l’UNI, les empêchant d’accéder aux bâtiments.

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Selon les témoignages recueillis sur place, le climat était déjà tendu dès les premières heures de la matinée. Conscients des risques, les militants de l’UNI, souvent contestés sur ce campus historiquement marqué à gauche, avaient demandé la présence des forces de l’ordre pour prévenir d’éventuelles altercations. « Nous étions là pour distribuer des tracts et dialoguer avec les étudiants, dans le cadre des élections universitaires », explique Yvenn, Délégué national de l’UNI.

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Mais peu après le départ des policiers, la situation a rapidement dégénéré. « En quelques minutes, un groupe cagoulé et visiblement bien organisé nous a encerclés. Ils nous ont frappés avec des coups de poing, certains portaient des gants coqués, pendant qu’une quarantaine de militants nous invectivaient et les encourageaient depuis les abords », poursuit Yvenn, encore sous le choc.

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L’UNI affirme que les agresseurs sont des membres d’organisations d’extrême gauche locales, déjà connues pour leurs actions violentes. Une plainte a été déposée, notamment contre un individu identifié par l’organisation comme Raphaël C., un militant qu’ils accusent de radicalité.

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Durant l’après-midi, des militants de l’UNI ont de nouveau été pris à partie. « Alors qu’on se rendait sur le campus pour faire des interventions en amphi auprès d’étudiants, nous n’avons même pas pu accéder au bâtiment. Des étudiants cagoulés nous ont bloqués et raccompagnés jusqu’à la sortie », déplore un militant.

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La présidence de l’université pointée du doigt

Au-delà de ces agressions, les militants de l’UNI dénoncent l’attitude de la présidence de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, qu’ils accusent de minimiser ou de tolérer ces violences. « Ce n’est pas la première fois que nos militants sont ciblés ici. À chaque fois, la direction reste silencieuse », déplore Marie, militante engagée de l’organisation.

« On en a marre d’être ignorés, comme si nos droits comptaient moins »

Le sentiment d’abandon est palpable parmi les membres du syndicat. « Si cela concernait des étudiants de gauche, les réactions seraient immédiates. Là, c’est le déni total. On en a marre d’être ignorés, comme si nos droits comptaient moins », lâche Marie avec colère.

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Une pensée unique qui étouffe le débat

Pour l’UNI, cette attaque ne se limite pas à un simple incident isolé mais reflète un problème plus large : une difficulté croissante à exprimer des opinions divergentes dans un environnement perçu comme hostile. « On assiste à une montée de la pensée unique sur les campus. Toute opinion qui ne cadre pas avec l’idéologie dominante est automatiquement marginalisée », regrette Antoine, lui aussi agressé ce matin.On assiste à une montée de la pensée unique sur les campus. Toute opinion qui ne cadre pas avec l’idéologie dominante est rejetée.Cette liberté d’expression à géométrie variable, selon l’organisation, traduit un dysfonctionnement inquiétant de l’établissement. « Les universités devraient être des lieux de débat et de pluralisme. Mais aujourd’hui, dès que vous représentez une sensibilité politique différente, on vous réduit au silence, et de plus en plus, on le fait par la violence », souligne Marc.Une inquiétante banalisation de la violence sur les campus

Quant aux agressions, loin d’être des cas isolés, elles s’inscrivent dans une série d’incidents récents dénoncés par l’UNI. À Nantes, des menaces de mort auraient été inscrites la semaine dernière sur les murs de l’université, visant directement des militants de droite. À Strasbourg, des membres de l’UNI auraient été agressés par des militants antifas armés de couteaux avant d’être séquestrés dans un local. L’intervention de la police aurait été nécessaire pour mettre fin à l’incident, au cours duquel un agent de sécurité aurait été blessé.

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Dans un communiqué, l’UNI tire la sonnette d’alarme sur la montée d’une « violence extrême » dans les universités françaises. Si la radicalisation des débats politiques dans les établissements d’enseignement supérieur n’est pas un phénomène nouveau, la multiplication d’actes d’intimidation physique inquiète. Il devient impératif, estime l’organisation, que les universités garantissent des espaces où le pluralisme des idées et la liberté d’expression puissent s’exercer, à l’abri de tout recours à la violence.

Contactée par nos soins, la direction de l’université Toulouse-Jean-Jaurès affirme déplorer et condamner « fermement toute forme de violence ». Cependant, elle précise que « les événements de ce jour ne se sont pas produits dans l’enceinte du campus universitaire ».

Un constat qui, pour l’UNI, ne change rien à leur demande pressante : obtenir un engagement plus ferme des institutions pour garantir la sécurité et le respect du débat démocratique, quelles que soient les sensibilités politiques représentées.


Les prénoms ont été changés à la demande des témoins sauf le délégué national de l’UNI

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