
« Changer de cap » sur l’immigration : voilà l’appel lancé par le vice-président américain J.D. Vance aux dirigeants de l’Union européenne (UE). Après une escale à Paris pour le Sommet sur l’Intelligence artificielle (IA), le bras droit de Donald Trump a pris la parole lors d’une conférence sur la sécurité, à Munich, en Allemagne, devant un parterre de chef d’États.
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Au lendemain de l’attentat à la voiture-bélier commis par un migrant afghan – et ayant fait des dizaines de blessés – dans la ville bavaroise, le vice-président américain n’a pas mâché ses mots sur la gestion migratoire du pays germanique. « Combien de fois devons-nous subir ces revers épouvantables avant de changer de cap ? Aucun électeur sur ce continent n’est allé aux urnes pour ouvrir les vannes à des millions d’immigrants non contrôlés », a-t-il lancé.
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Pour l’homme politique américain, l’immigration de masse est le problème le « plus urgent » auquel sont confrontés les pays européens. Et ce, alors qu’à Washington, « il y a un nouveau shérif en ville », a lâché J.D. Vance, faisant allusion à Donald Trump et aux nombreuses mesures prises depuis son investiture pour lutter contre le phénomène aux États-Unis.
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JD Vance a ensuite exhorté les partis traditionnels allemands à coopérer avec l’AfD d’Alice Weidel, qui a le vent en poupe dans les sondages, au lieu de l’ostraciser. « Ce à quoi la démocratie allemande, ce à quoi aucune démocratie, qu’elle soit américaine, allemande ou européenne, ne peut survivre, c’est de dire à des millions d’électeurs que leurs pensées et leurs préoccupations […] ne méritent même pas d’être prises en considération », a-t-il développé, jugeant qu’il n’y a « pas de place pour des pare-feu ».
De quoi s’attirer les foudres de Berlin : le porte-parole du chancelier Olaf Scholz a mis en garde à contre « une immixtion » des États-Unis dans la vie politique allemande, réagissant aux propos de J.D. Vance, mais aussi à ceux du ministre de l’Efficacité gouvernemental, Elon Musk, qui a plusieurs fois apporté son soutien à l’AfD.
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