
L’ancien pirate somalien Abdi pourra rester dans l’Hexagone. Ce vendredi 14 février, la cour administrative d’appel de Nantes a annulé l’OQTF visant le quadragénaire, relate Ouest-France. Ce dernier avait pourtant été déclaré « menace à l’ordre public » par la préfecture nantaise.
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Né en 1986 en Somalie, celui-ci se lance dans la piraterie maritime vers 2009. Cette année-là, le jeune homme attaque avec plusieurs autres pirates le voilier breton Le Tanit. Des marins français sont pris en otages et séquestrés pendant plusieurs jours avant d’être libérés grâce à une opération militaire française. Un affrontement violent s’ensuit, dans lequel deux des pirates sont abattus – et les trois autres, dont Abdi, sont capturés. Le skipper Florent Lemaçon est tué accidentellement par le tir d’un commando marine.
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Après l’affaire, les trois pirates survivants sont transférés en France, avant d’être condamnés à neuf ans de prison en 2013. Abdi, lui, n’en fera finalement que six : il est libéré pour bonne conduite en 2015, date après laquelle il ira se réfugier au sein de la communauté d’Emmaüs située près de Rennes. C’est d’ailleurs là qu’il vit de manière illégale depuis maintenant dix ans.
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Un collectif avait été créé par des habitants bretons afin de soutenir le somalien. Dirigé par Pascale Beauchamps, le groupe de soutien à Abdi s’est réjoui de la décision du tribunal nantais. Le pirate preneur d’otages peut également compter sur l’aide de la veuve du marin tué lors de l’attaque du voilier en 2009. Cette dernière souhaite qu’Abdi reste en France, et estime qu’il serait en danger s’il rentrait dans sa Somalie natale.
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