
L’un des plus hauts dignitaires français de l’État islamique demande son rapatriement dans l’Hexagone. Dans quelques semaines, la Cour administrative d’appel de Paris devra se prononcer à ce sujet. Elle a été saisie, ce mercredi, par l’avocat de « l’un des plus importants responsables français de Daesh encore en vie », indique sur CNews Claude Moniquet, spécialiste du terrorisme et du renseignement.
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Adrien Guihal, alias Abou Oussama al-Faransi est « un garçon d’une quarantaine d’années qui s’est converti en 2002 », rappelle le journaliste. Il a ensuite gagné l’Égypte comme de nombreux djihadistes français. « C’est là que sa radicalisation va se concrétiser. Il participe à un forum qui s’appelle “Les partisans de la vérité” dans lequel il va agir comme un modérateur », explique-t-il.
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« Il revendique l’attentat de Nice, l’assassinat du couple de policiers à Magnanville et l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray »
L’homme revient ensuite en 2008 dans l’Hexagone où il est impliqué dans un projet d’attentat contre le renseignement français. Il va passer quelques années en prison avant d’être libéré en 2012. Adrien Guihal gagne alors la Syrie en 2015. « Il revient à sa spécialité, qui est la propagande. Puis l’année qui va le mettre en lumière est 2016. Il va successivement revendiquer l’attentat de Nice, l’assassinat du couple de policiers Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing à Magnanville et l’assassinat du père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray », indique Claude Moniquet.
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Le terroriste sera ensuite arrêté par les Kurdes, à Raqqa, en 2018. Il est depuis détenu dans le nord de la Syrie, à Derik, comme plusieurs dizaines d’autres djihadistes français. « Sa famille a demandé à la Cour administrative de Paris d’autoriser son retour, ce qui avait été jusqu’à présent refusé par l’autorité politique mais également par la Justice », souligne encore Claude Moniquet.
Depuis la chute du « califat » du mouvement terroriste État islamique en 2019, Paris reste discret sur le sort des combattants français détenus en Syrie, estimant qu’ils doivent être jugés sur place. Entre 2022 et 2023, 166 enfants et 57 femmes ont été rapatriés. La France a depuis interrompu ces opérations, malgré plusieurs condamnations internationales, dont celle de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) en 2022.
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