
Les Européens tentent de revenir dans les négociations. Ce lundi 17 février, Emmanuel Macron réunira « les principaux pays européens » pour des discussions portant sur « la sécurité » du continent et sur l’avenir de l’Ukraine, a confirmé le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, sur France Inter, ce dimanche 16 février.
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Le ministre des Affaires étrangères n’a pas précisé qui participerait à cette « réunion de travail ». Mais selon l’AFP, l’Allemagne, la Pologne, l’Italie, le Danemark et le Royaume-Uni devraient être présents. Tout comme la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa, ainsi que le chef de l’Otan Mark Rutte.
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Cette rencontre intervient alors que Donald Trump discute directement avec Vladimir Poutine pour négocier un cessez-le-feu en Ukraine, en court-circuitant les Européens. Le président des États-Unis a annoncé cette semaine qu’il rencontrerait son homologue russe en Arabie saoudite pour engager des négociations sur le conflit ukrainien.
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Lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, ce week-end, les Américains ont confirmé qu’ils envisageaient d’entamer les négociations sans les Européens. Interrogé sur leur éventuelle participation, l’envoyé spécial de Donald Trump sur l’Ukraine, Keith Kellogg, a répondu : « Je fais partie de l’école réaliste. Je pense que ça ne va pas se produire ».
« Les Européens seront d’une manière ou d’une autre partie prenante aux discussions »
De son côté, à Munich, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté ses alliés à se renforcer pour éviter un accord forgé par les Américains « dans le dos » de l’Ukraine et de l’Europe. Donald Trump « n’a pas mentionné une seule fois que l’Amérique a besoin de l’Europe à la table des négociations », a mis en garde le chef de l’État ukrainien.Ce dimanche, Jean-Noël Barrot a assuré que « seuls les Ukrainiens peuvent décider d’arrêter de combattre » et « nous les soutiendrons tant qu’ils n’auront pas pris cette décision ». Les Ukrainiens « n’arrêteront jamais tant qu’ils ne seront pas sûrs que la paix qui leur est proposée sera durable ». Et de marteler que « les Européens seront d’une manière ou d’une autre partie prenante aux discussions » pour mettre fin à la guerre en Ukraine, déclenchée il y a trois ans par la Russie.À lire aussi
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« Le rôle des États-Unis, c’est d’amener Poutine à négocier » et ils pensent « y arriver par un mix de pression et de dialoguer », a indiqué le chef de la diplomatie française. « Nous, ça fait longtemps qu’on a compris que c’était inutile de dialogue et à mon avis, ils vont vite comprendre que seule la pression sera susceptible d’amener Poutine à la table des négociations », a-t-il poursuivi.
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