
Ce jeudi 13 février, les députés ont adopté en première lecture la proposition de loi de Gabriel Attal visant à durcir la justice des mineurs. Le texte aspire à « restaurer l’autorité de la justice à l’égard des mineurs délinquants et de leurs parents ». Cette volonté anime également la grande majorité des Français.
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D’après un sondage réalisé par l’institut CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, 81 % de la population estime ainsi qu’il faut suspendre l’excuse de minorité pour les mineurs qui participent à des crimes graves, comme les violences physiques ou les homicides. Pour rappel, en avril 2024, 75 % des Français s’exprimaient en faveur de la suspension de l’excuse de minorité.
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Les premières divergences apparaissent en fonction du sexe des personnes interrogées. Les hommes sont 84 % à s’exprimer en faveur de la suspension de l’excuse de minorité pour ceux qui participent à des crimes graves. Le chiffre tombe à 78 % pour les femmes interrogées. Les résultats varient sensiblement lorsqu’on regarde l’âge des sondés. Les plus fermes sur la question sont les 25-34 ans qui sont 85 % à s’exprimer en faveur de l’idée. Ils sont suivis de près par les 50-64 ans (83 %). Les moins unis sont les 35-49 ans et les plus de 65 ans, deux catégories où 79 % des Français sont pour la suspension de l’excuse de minorité.
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En regardant dans le détail des catégories socio-professionnelles, les CSP+ et les CSP- affichent les mêmes résultats : ils sont 82 % à réclamer la suspension de l’excuse de minorité pour ceux les auteurs de crimes graves. Le chiffre tombe à 80 % pour les inactifs.

Du côté des proximités politiques, à gauche, 76 % des partisans du Parti socialiste estiment qu’il faut suspendre l’excuse de minorité pour les mineurs qui participent à des crimes graves. Le chiffre tombe à 58 % pour les sympathisants Écologistes et à 53 % pour les partisans de La France insoumise.
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La surprise du sondage provient du côté de la droite et du socle commun. Les partisans du parti présidentiel Renaissance ainsi que des Républicains sont les plus unis et fermes sur la question. Les Français qui se revendiquent partisans de ces deux partis au gouvernement sont 95 % à réclamer la suspension de l’excuse de minorité pour les mineurs qui participent à des crimes graves.
Les sympathisants du Rassemblement national sont eux 88 % à être favorable à cette mesure, affichant ainsi un écart de sept points avec Renaissance et LR mais restant au-dessus de la moyenne nationale.
Le samedi 25 janvier, Elias B., 14 ans, a été tué à coups de machette par deux mineurs récidivistes, à Paris, pour un simple téléphone portable. Ce drame a fait ressurgir le débat sur la violence des mineurs amenant le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, à détailler plusieurs mesures afin de combler les failles du Code de justice pénale des mineurs (CJPM).
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