
Au premier abord, Épron, ce sont des rues calmes, au bord desquelles se dressent des pavillons avec jardins entourés de champs. Une commune française comme il en existe tant avec son bourg, sa mairie, son école. Mais à y regarder de plus près, celle qui fut le théâtre de violents combats lors du débarquement de Normandie, détruite par les Allemands, puis reconstruite grâce à la solidarité nationale à l’occasion d’une opération Pièces jaunes lancée en 1948 par Jean Nohain, animateur star de la radio à l’époque, et par une marraine non moins connue, la chanteuse et comédienne Line Renaud, n’a cessé de se développer.
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Depuis une quinzaine d’année, une soixantaine d’hectares situés à l’orée du golf de l’agglomération de Caen ont été aménagés, 600 nouveaux logements ont trouvé leurs propriétaires, commerces de bouche, cabinets médicaux avec une dizaine de praticiens, dont quatre médecins généralistes. Un luxe estime le maire, Franck Guéguéniat, au vu du petit nombre d’habitants. Ces médecins auparavant installés à Caen ont choisi de migrer vers Épron pour des questions de commodités. Trop de patients arrivés avec une demi-heure de retard à leur cabinet de la grande ville voisine. Conséquences des problèmes de circulation et de stationnement que ne connait pas Épron.
Épron, village petit mais costaud !
Les ambitions de la commune sont colossales, et ça commence à se voir. Dernière implantation en date, le centre de dialyse du Calvados. Plusieurs dizaines d’emplois à la clé et de nouvelles rentrées d’argent dans les caisses de la commune. Une opportunité, estime le maire, d’autant que le village qui jouxte le CHU de Caen devient ainsi un pôle de santé et de recherche majeur reconnu au-delà de ses frontières. La conséquence immédiate, c’est le développement du commerce local. Un troisième restaurateur va ainsi y installer ses fourneaux dans les prochaines semaines et accueillir ses premiers clients.
Épron, village lumière
Au niveau environnemental, Épron a beaucoup fait parler de lui à l’international : « Il y a trois ans, même la télé belge a parlé de nous », se rappelle le maire. La commune a mis en œuvre l’éclairage public à sa demande. Les habitants peuvent ainsi, avec leur téléphone portable, allumer la lumière de leur rue à partir de 22 heures et ainsi rentrer ou sortir de chez eux le soir ou la nuit en toute sécurité. D’ailleurs, le chef de la police nationale en charge du secteur l’a confié à Franck Guéguéniat lors de ses vœux : « Chez vous, c’est très calme, aucun souci. » Quant à l’idée de créer une police municipale, elle n’est pas envisagée à ce jour, mais une réflexion est engagée pour mutualiser un poste de policier municipaux à plusieurs communes.
Ici, c’est moins cher qu’à Caen
Alors qu’à Épron, la taxe foncière d’un appartement de 60 mètres carrés se situe aux alentours de 800 euros, elle est deux à trois fois plus élevée à Caen dont la lisière se situe à peine à 1 km de la première commune de France où il fait bon vivre. Le prix moyen du mètre carré pour un appartement s’établit à 2 600 euros, 1 000 euros de plus dans la capitale régionale voisine. « Il n’y a pas photo », affirme Céline, une habitante qui se réjouit également d’être à cinq minutes à pied de l’école primaire de ses enfants contre une vingtaine de minutes en voiture lorsqu’elle vivait à Caen.
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Épron est donc une commune où tout va bien dans le meilleur des mondes…
« On ne manque de rien », estime Olivier, jeune retraité installé dans la commune depuis dix ans. Petit bémol, certains habitants se plaignent de la zone 30 mise en place pour calmer les ardeurs de certains automobilistes, tandis que d’autres se félicitent de cette circulation douce. Épron est donc une commune où tout va bien dans le meilleur des mondes… « Si l’on pouvait juste faire disparaître la départementale, appendice qui traverse la commune, ce serait fantastique », conclut une habitante qui emprunte l’axe chaque jour pour rejoindre Caen.
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