
« Influenceurs franco-algériens : Des moyens d’entrave limités ». C’est le nom de la note rédigée le mois dernier par la Direction nationale du renseignement territorial (DNRT), affiliée au ministère de l’Intérieur, et révélée par Le Parisien ce lundi 17 février. Elle se veut une réponse à l’offensive haineuse de plusieurs influenceurs algériens et franco-algériens sur la plateforme TikTok.
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Selon les policiers du renseignement territorial, les personnes qui suivent ces influenceurs sont souvent animées par la certitude que la France a « pris le parti » du Maroc, pays voisin de l’Algérie avec lequel les relations se sont particulièrement tendues depuis la prise de position française sur le Sahara occidental. Au fil des mois, le rôle des influenceurs conduit certains individus à proférer des menaces contre d’autres Franco-Algériens qui ne sont pas « favorables au pouvoir en place ».
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Si certains influenceurs seront bientôt jugés, les rédacteurs de la note déplorent « un arsenal législatif limité ». Notamment pour lutter contre d’autres influenceurs « plus subtils que ceux qui ont récemment fait polémique et qui se placent aux limites de l’illégalité ». Ce qui rend « les procédures pénales à leur encontre incertaines ».
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Premièrement, pour lutter plus efficacement contre ces personnes aux discours violents, les services de renseignement préconisent de se pencher sur des « poursuites fiscales ». En clair : frapper au portefeuille ceux qui « en tirent des revenus conséquents ». Une méthode peu utilisée jusqu’à présent. « Investiguer sur le volet économique permettrait aussi de connaître un peu mieux ceux qui peuvent aider financièrement ces influenceurs », précise un officier au Parisien. Et évaluer si cela relève d’initiatives spontanées ou de démarches plus téléguidées.
Le second axe consiste à lancer des procédures de « retrait de nationalité pour ceux qui détiennent à la fois la nationalité française et algérienne ». Toutefois, ici aussi, l’arsenal législatif semble relativement faible. Il est « neutralisé par les exigences strictes du Conseil d’État en la matière », détaille la note.
Les affaires concernant des influenceurs algériens ou franco-algériens ne cessent de défrayer la chronique ces derniers mois. L’une des plus significatives est liée à Doualemn, influenceur algérien accusé d’avoir, entre autres, menacé d’autres Algériens qui ne soutiennent pas le président Tebboune. Le 6 février dernier, le tribunal administratif de Melun lui a retiré son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La justice française avait suspendu son expulsion, le 29 janvier. Pourtant, quelques semaines plus tôt, les autorités françaises avaient tenté de l’expulser du territoire direction l’Algérie. Mais celle-ci avait refusé de le reprendre alors qu’il possédait un passeport biométrique.
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