Le JDD. Nice conserve sa 13e du Top 500 des villes et villages où il fait bon vivre en France. Comment expliquez-vous cette stabilité alors que d’autres grandes villes sont sur la pente descendante ?
Christian Estrosi. Naturellement, ce top 500 est un indicateur qui permet de vérifier si nos choix ont été pertinents. Ce sont des choix tournés vers la santé, la qualité de vie, l’environnement, ou la lutte contre le surtourisme.
Par exemple, on a supprimé tout le béton hideux qu’on avait bâti pour le remplacer notamment par de vastes espaces verts. On peut ajouter à cela de nouvelles mobilités, dont l’ouverture de près de 20 kilomètres de lignes de tramways et de 70 kilomètres de pistes cyclables ou encore de nouveaux tunnels en cours vers l’ouest de Nice pour améliorer la fluidité du trafic.
Cela se traduit aussi par notre attractivité. Nous avons revalorisé des quartiers entiers en préemptant des enseignes qui fermaient et en choisissant de placer ensuite des commerces qui donneraient un vrai ajout au secteur.
La sécurité est restée un critère important dans ce nouveau classement. Quels investissements ont été réalisés en la matière ?
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Nous allons ouvrir le premier hôtel des polices mutualisé en décembre 2025 à la place de l’ancien hôpital Saint-Roch, dont nous avons sauvé le patrimoine. C’est un moyen d’y intégrer toutes les forces de sécurisation intérieure face au risque terroriste, au narcotrafic mais aussi pour la régulation de la circulation routière.
Nous avons formé des forces spécifiques, la brigade de sûreté résidentielle privée Gaïda, qui occupent les quartiers où il y a des points de deal pour y être 24h/24h.
La ville de Nice est passée de 280 caméras, lorsque j’ai été élu maire de la ville, à 5 200 aujourd’hui. Nous allons en rajouter encore 300 en 2025. La ville possède aussi la plus grosse force de police municipale de France avec 530 effectifs.
Cette année, une nouvelle catégorie de critères a été ajoutée au Top 500 : le risque sismique. Comment travaillez-vous pour protéger la ville de possibles catastrophes naturelles ?
Face aux séismes, on effectue des expertises sur les bâtiments anciens pour les inspecter et s’assurer que les fondations sont solides. Nous pouvons imposer aux propriétaires de faire les travaux nécessaires ou nous pouvons avancer les frais de travaux que nous facturons à la copropriété par la suite.
Nous avons d’ailleurs formé une direction générale de la sécurité sanitaire et des risques sanitaires en cartographiant tous les risques. Le futur centre de polices prévu en décembre prochain sera aussi doté d’un centre d’hypervision urbain qui mutualisera tout, de la gestion d’un épisode orageux à un séisme.
Enfin, on a désartificialisé Nice en renaturant 70 hectares d’espaces pour rendre les sols plus perméables, favoriser l’écoulement des eaux, créer des courants d’air ou encore supprimer des îlots de chaleur.
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