
Tous les pays européens ont les yeux rivés sur l’Allemagne. Le prochain chancelier ne semble pourtant pas faire de doute. Le conservateur Friedrich Merz devrait congédier Olaf Scholz. Mais c’est le score de l’AfD qui pourrait frapper les esprits ce dimanche 23 février. Si le parti de droite nationaliste a longtemps été marginalisé de la vie politique outre-Rhin, il ne cesse de monter en force ces dernières semaines, alors que cinq crimes terroristes ont été commis en l’espace de sept mois dans le pays.
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En outre, l’alliage CDU-CSU emmené par Friedrich Merz obtiendrait environ 30 % des suffrages selon des données publiées par Le Figaro. Le probable futur chancelier est en léger recul depuis le début de l’année. De son côté, l’AfD pourrait atteindre, voire dépasser, les 20 %. Le parti d’Alice Weidel monte en force depuis le début de la campagne électorale. Le mouvement anti-immigration devrait donc largement dépasser son dernier record de 12,6 % en 2017.
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Le parti social-démocrate (SPD) du chancelier sortant, Olaf Scholz, est lui crédité d’à peine 16 % des voix – contre 25 % en 2021. Les Verts arrivent ensuite en quatrième position avec 13 % d’intentions de vote, proches de leur score historique de 2021. Puis viennent trois plus petits partis, tous donnés autour de la barre fatidique des 5 %, soit le seuil d’entrée au Bundestag.
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L’immigration est le sujet phare de cette campagne électorale. Plusieurs attaques commises par des étrangers ont défrayé la chronique ces derniers jours. Le jeudi 13 février, un attentat à la voiture-bélier a été perpétré par un Afghan de 24 ans à Munich. Deux personnes sont mortes et 37 ont été blessés. Le 22 janvier, un demandeur d’asile originaire d’Afghanistan a poignardé une femme et un enfant dans la petite ville d’Aschaffenburg (Bavière). Se faisant, Alice Weidel (AfD) a accusé le gouvernement d’Olaf Scholz de porter la responsabilité des « gens (qui) meurent chaque jour dans la rue ».
Ce scrutin devait se dérouler en septembre. Mais la coalition sortante (SPD, Verts, FDP) s’est fracturée l’automne dernier sur des questions économiques. Le ministre des Finances (FDP) avait été limogé par le chancelier, entraînant la démission des deux autres ministres du parti et donc l’éclatement de la coalition. Olaf Scholz avait donc décidé d’avancer la date du scrutin fédéral à ce dimanche 23 février.
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