
L’immigration illégale représente une menace stratégique pour l’Union européenne (UE). Les politiques actuelles en matière de gestion de cette crise sont marquées par un manque de cohérence et d’efficacité, et la révision de la directive « Retour » proposée par le Commissaire européen Magnus Brunner représente une occasion précieuse de rectifier la trajectoire. Toutefois, l’inaction du gouvernement français face à la situation et sa tendance à minimiser ce problème lors de chaque crise sont des obstacles majeurs. Le Rassemblement national, à travers son groupe des Patriotes pour l’Europe, entend prendre une part active dans les négociations au Parlement européen.
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Au sein de ce groupe, nous avons toujours défendu l’idée d’une Europe des nations, fidèle à la souveraineté des États membres. Cela ne signifie pas que nous rejetons une législation européenne renforcée pour combattre l’immigration illégale. Au contraire, nous pensons qu’une coordination plus poussée entre les États membres est essentielle. Cette législation doit être ambitieuse, et non une réforme de façade, comme semblent vouloir le proposer la droite molle et les macronistes, soutenus par leurs alliés de gauche.
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La gestion erratique actuelle des flux migratoires appelle un changement radical. Les mesures symboliques sont insuffisantes. La révision de la directive « Retour » est un levier clé. Plusieurs mesures doivent être intégrées. D’abord, un mécanisme européen de refus de visas pour les pays tiers qui ne coopèrent pas sur les expulsions est indispensable. Pourquoi dialoguer avec des États qui ferment les yeux sur la situation irrégulière de leurs ressortissants, sachant que ceux-ci représentent une menace pour notre sécurité ? Le refus systématique de visas Schengen serait un moyen efficace de pression.
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De plus, la réintroduction de la rétention administrative des étrangers sous décision d’éloignement est cruciale. Depuis plus de dix ans, des lobbys pro-migrants ont contraint l’UE à limiter cette mesure à l’exceptionnel. Résultat : les expulsions sont retardées. La rétention est un outil nécessaire pour garantir l’éloignement effectif des individus concernés, et sans elle, l’Europe échouera dans sa gestion des flux migratoires.
« La stratégie actuelle du gouvernement français est insuffisante pour garantir un avenir sûr à nos enfants »
Il est également nécessaire de réorganiser l’espace Schengen. Nous proposons la création d’une « obligation de quitter le territoire de l’UE » (OQTUE), un principe fondamental qui impose à chaque État membre de respecter et appliquer les décisions d’éloignement prises par un autre membre. L’absence de coordination entre les États membres est absurde. L’unification des décisions allégerait la charge administrative et judiciaire, tout en évitant que certains pays accueillent ceux que d’autres cherchent à éloigner. Il s’agit d’une nécessité, non d’une option.
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Le gouvernement français, dans cette crise, joue une carte double. D’un côté, il annonce des mesures de fermeté, comme la fermeture de centres d’hébergement, mais de l’autre, les actions concrètes restent timides, souvent en deçà des promesses. Bruno Retailleau et d’autres responsables politiques ont multiplié les discours fermes, mais leurs engagements sont restés sans effet. La France fait preuve d’une hypocrisie flagrante : d’un côté, une volonté affichée de lutter contre l’immigration illégale, et de l’autre, une mise en œuvre dilatoire. Le gouvernement semble plus préoccupé par son image auprès des lobbys pro-migrants que par la sécurité des citoyens. Il est temps de mettre fin à cette hypocrisie et de renforcer le cadre juridique en imposant des sanctions aux pays tiers récalcitrants.
En matière de législation européenne, nous demandons des actions immédiates et tangibles. Il est inacceptable de parler de fermeté sans agir. Nous avons besoin d’une législation européenne stricte, renforçant la sécurité des citoyens et imposant des responsabilités claires aux pays tiers non coopérants. Nous proposons un mécanisme européen de sanctions financières contre les pays tiers qui refusent de coopérer sur le retour de leurs ressortissants. De telles sanctions seraient un levier efficace pour contraindre les États à assumer leurs responsabilités.
Il ne peut y avoir de tolérance pour l’immigration illégale, et la stratégie actuelle du gouvernement français est insuffisante pour garantir un avenir sûr à nos enfants. Les négociations européennes doivent se concentrer sur des solutions concrètes et durables. Le groupe des Patriotes pour l’Europe ne tolérera aucune faiblesse dans le texte final de la législation sur le « Retour ». Des lignes rouges doivent être tracées : rétention systématique, exécution automatique des décisions d’éloignement et sanctions contre les pays récalcitrants. Notre ambition est claire : renforcer la législation européenne pour protéger l’Union, ses citoyens et sa souveraineté.
La question qui se pose désormais est de savoir ce que les autres groupes politiques, notamment ceux soutenant le gouvernement français, sont prêts à proposer. La réponse sera déterminante. C’est maintenant ou jamais.
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