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Didier Gustin : l’imitateur culte fait revivre Johnny sur scène avec émotion



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7 Mar 2025
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Didier Gustin : l’imitateur culte fait revivre Johnny sur scène avec émotion
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Quand nous arrivons dans le hall du théâtre, trois hommes sont plongés dans une discussion intense : le rideau du début doit-il rester ouvert ? Et la batterie doit-elle partir plus tôt au moment d’Indochine ? L’accord final serait mieux monté à la tierce, non ? La discussion peut sembler cryptée pour les non-initiés. Il s’agit en réalité des musiciens qui accompagnent Didier Gustin sur scène et qui, en habitués et artistes consciencieux, mettent du cœur à l’ouvrage pour affiner la mise en scène de Johnny libre dans sa tête, le dernier spectacle de l’imitateur culte de Dans la peau de Jacques Chirac. Didier Gustin arrive, souriant et chaleureux, l’œil doux des clowns qui savent comme elle est touchante, drôle ou cruelle, l’humanité. Il met à l’aise, il parle avec calme et pudeur.

Il faut dire qu’il ne se cache pas, tout le long de son dernier spectacle. Dans ce qui est loin d’être un seul-en scène, Didier Gustin se joue lui-même et de lui-même, accompagné de ses trois acolytes et de l’âme de tous ceux qu’il incarne. Dès le début, il soulève un premier Didier Gustin problème : il est ringard, dépassé, démodé, il le voit bien. L’occasion de ne pas s’épargner et de rire de soi, quitte à dérouter. En coulisses, lorsqu’on lui demande comment on se découvre has been, il répond comme une évidence : « Quand le téléphone ne sonne plus. Ça ne veut pas dire que vous ne travaillez pas, ça veut juste dire qu’on trouve que vous n’êtes plus à la page. » Pas question de quitter la scène pour autant : « Quand on en prend conscience, il faut faire mentir ces gens-là et travailler, monter un nouveau projet, étonner. » Il prophétise : « On est tous un jour ou l’autre has been, peu importe l’âge. Du jour au lendemain, on vous dit : “On a pris quelqu’un de mieux” qui n’est pas forcément mieux, c’est juste que c’est plus neuf. » Tellement honnête et lucide que c’en est déconcertant et attachant.

L’autre problème de Didier Gustin au début de ce spectacle ? Alors qu’il s’apprête à répéter avec ses musiciens, il entend une voix. Il est le seul à l’entendre, mais c’est bien Johnny Hallyday qui lui parle dans sa tête. Dès cet instant, le charme opère : par une bouche qui se tord, une épaule qui tombe, une intonation qui change, c’est le chanteur de Quelque chose de Tennessee qu’on a devant les yeux ! Mais attention, l’idole des plus tout jeunes n’est pas venue pour rien squatter l’esprit de Gustin : il veut refaire le Stade de France… ou, à tout le moins, que tous ses copains reprennent ses tubes. Bien sûr, il revient à « Didier » de faire la tournée des popotes pour leur faire pousser la chansonnette. Alors il va à Astaffort convaincre Francis Cabrel, il fait chanter Toute la musique que j’aime à un Michel Jonasz troublant de réalisme, même Alain Bashung et Claude Nougaro descendent du Paradis pour reprendre le « Taulier », et la guitare joue du bottleneck quand la voix chaude d’Eddy Mitchell nous dit qu’il a « oublié de vivre »…

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Dans la salle, les fans de Jean-Philippe Smet croisent ceux de Gustin. Jean-Claude Camus, le producteur mythique de Johnny, s’est même glissé entre les strapontins : « On passe une soirée avec Johnny. Merci », écrira-t-il au comédien. « Venant de celui qui l’a si bien connu, c’est le compliment ultime. » Michel Jonasz, lui aussi présent, nous glisse avec simplicité : « Oh, le fait que je sois imité est anecdotique, il faut prendre le spectacle dans son ensemble : il parvient à être émouvant, technique et drôle à la fois. »

L’idole des plus jeunes veut refaire le Stade de France

Mais comment construire un tel spectacle sans le rendre foutraque ? Il y a le fil rouge qui signe les bons spectacles. Il y a le texte, qu’on sent écrit avec le cœur, avec honnêteté. Il y a aussi l’attribution de chaque chanson à un personnage imité : « Il fallait trouver quelle chanson allait bien à Bernard Lavilliers, à Matthieu Chedid ou à Philippe Katerine. On cherchait des rapprochements sur la thématique du texte, mais également sur la mélodie. Le choix fait, on a travaillé les chansons de Johnny avec les voix mais aussi les arrangements propres à Goldman, Cabrel, Renaud… De la sorte, les artistes que j’imite s’approprient les chansons de Johnny, on entend ses plus grands tubes sous un autre angle et on prête attention aux textes, pour se dire : “Punaise, il chantait décidément de belles chansons !” »

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Côté imités, Didier Gustin assume ce qui lui plaît : « Imiter les gens qui ne sont plus forcément imités, ceux de ma génération. Quand le public vient ici, il recherche la nostalgie de réécouter les artistes qu’il aime. L’idée est de faire voyager les gens. » Quant à savoir s’il croit à l’imitation après la mort, l’hommage rendu à celui qui retenait la nuit est sincère, ému et total : « On n’efface pas la personne. La preuve, Johnny est mort il y a sept ans, nous faisons un spectacle sur lui et nous en parlons ensemble. » Côté imitateurs, Didier Gustin assume aussi ce qui lui plaît ou pas : « Beaucoup restent dans ce que faisait Thierry Le Luron, imiter une personnalité qui réagit à l’actualité. Ce manque d’originalité aurait pu tuer l’imitation mais elle n’est pas morte, elle demande juste à être renouvelée. C’est exactement ce que fait Michaël Gregorio, que j’aime beaucoup : il a apporté le concert à l’imitation. »

Nous parlons tournée, Festival d’Avignon ; mais assez discuté, il lui faut aller se préparer avant de monter sur scène : has been ou pas, chaque comédien se met à nu sur scène et vit chaque soir comme le dernier. Molière n’est jamais loin. Libre dans sa tête, à partir de maintenant, Didier Gustin compte vivre pour le meilleur : pour lui, la vie peut continuer. 


Johnny libre dans ma tête, d’Éric Bouvron et Didier Gustin, en tournée : 15 mars : La Sall’in, Cabourg (14) • 21 mars : Saint-Thibault-des-Vignes (77) • 4 avril : Tournon-sur-Rhône (07) • 5 avril : Saint-Martin-de-Crau (13) • Du 5 au 26 juillet : Festival off d’Avignon (84)

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