
Benoît Payan répond aux critiques. Mardi 4 mars, à l’occasion du ramadan, le maire de Marseille a effectué une visite à la mosquée des Cèdres, dans le 13e arrondissement de la cité phocéenne. Lors d’une prise de parole, il a notamment annoncé la cession d’un terrain au lieu de culte pour permettre son extension, ou encore assuré que la ville ne serait pas la même « sans les musulmans ». De quoi faire bondir le sénateur (ex-Reconquête) des Bouches-du-Rhône, Stéphane Ravier, qui l’accuse de choyer la communauté musulmane à des fins électorales.
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« Stéphane Ravier s’est plaint urbi et orbi des prières de rue et se plaint aujourd’hui que l’on vend un terrain pour qu’il n’y en ait plus. C’est un peu schizophrénique », rétorque Benoît Payan au JDD, précisant que l’espace cédé fait « entre 150 et 200 mètres carrés ». L’édile de Marseille considère que les fidèles « doivent prier dans des conditions dignes » et qu’il est nécessaire d’« éviter les prières de rue ».
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Rappelant se rendre « chaque année » dans des mosquées à l’occasion du ramadan, Benoît Payan assure que son travail et son implication bénéficient aussi aux autres religions. Le maire de Marseille affirme d’ailleurs avoir vendu un autre terrain à une synagogue du 13e arrondissement pour permettre, là encore, son agrandissement. « Je suis surpris de ne pas avoir entendu Stéphane Ravier sur le fait que la ville vende un terrain à une synagogue, ou que la ville aide le diocèse à restaurer et à rénover Notre-Dame de la Garde ? C’est peut-être un deux poids, deux mesures qui m’a échappé », insiste-t-il. Avant d’ajouter : « Quand j’ai accueilli le Pape à Marseille, est-ce qu’on m’a accusé de clientélisme ? »
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Lors de son annonce, mardi, Benoît Payan a d’ailleurs adressé à l’imam de la mosquée des Cèdres une phrase ayant particulièrement fait réagir : « Vous n’avez pas à dire merci, parce qu’on vous le doit. » Le maire de Marseille explicite ses propos : « Il n’y a pas besoin de me remercier de m’acheter un terrain. Si je l’avais donné, je comprends que l’on veuille me remercier, mais là, je vais le vendre. » Et l’élu de s’interroger : « Pourquoi est-ce mal interprété lorsqu’il s’agit des musulmans et pas quand il s’agit des autres religions ? Si j’avais une politique uniquement tournée vers une communauté, on pourrait mal l’interpréter, mais ce n’est pas le cas. »
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