
Et si le sort des candidats à la présidence des LR était entre les mains d’Éric Ciotti ? Aux dernières nouvelles, son mouvement, l’UDR, revendique 15 000 adhérents. Dans le lot, combien disposent toujours d’une carte LR ? La question turlupine les organisateurs du congrès. S’ils sont à jour de cotisation le 31 décembre 2024, rien ne s’oppose a priori à ce que ces militants ciottistes participent au vote pour la présidence du parti les 17 et 18 mai. Rien ne leur interdit non plus d’adhérer aux Républicains jusqu’au 17 avril s’ils souhaitent peser sur le choix du nouveau président de la droite.
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Parmi les soutiens de Bruno Retailleau, certains redoutent que ces cas de double appartenance UDR/LR ne profitent à Laurent Wauquiez : « Dans la perspective de la présidentielle, l’alliance RN-UDR a beaucoup plus à craindre de Bruno que de Laurent », fait valoir un cadre. Un point de vue à nuancer au regard de l’agenda personnel du député maralpin. Officiellement, Éric Ciotti se tient éloigné de ce scrutin : « C’est de la cuisine interne, ça ne me concerne plus », confiait-il récemment au JDD. En réalité, le patron de l’UDR dit à chaque camp ce qu’il a envie d’entendre. De part et d’autre, on affirme avoir reçu les encouragements du député niçois. « Ciotti prend soin de ne pas insulter l’avenir », indique un poids lourd des LR. Et quand bien même il aurait une préférence, resterait la question des instructions de vote : « Une consigne inavouable n’a aucune portée », fait valoir une conseillère LR. Sauf à s’exprimer publiquement, Éric Ciotti sera, le cas échéant, contraint de livrer ses consignes sur les boucles du parti.
« Ce serait un miracle que ça ne fuite pas, glisse un cadre UDR. Et puis, sans vouloir nous dévaloriser, je ne suis pas sûr qu’une participation massive (disons 7 000 personnes) de nos adhérents au congrès LR soit en mesure de faire basculer l’issue du vote… » Un casse-tête que la direction des LR espère, à terme, régler grâce aux nouveaux statuts. Lesquels prévoient que l’appartenance à un autre parti sera désormais soumise à l’accord du président et/ou du bureau politique. « Une vue de l’esprit, soupire le président d’un mouvement affilié à LR. Les fichiers adhérents étant par nature confidentiels, je ne vois pas bien comment vous vous y prenez. »
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