
« Mon fils a très peur des représailles, il ne sort plus de chez nous depuis huit mois. » Une mère de famille a livré un vibrant témoignage auprès du Figaro, ce samedi 8 mars. À Artigues-près-Bordeaux, Nathalie Lecinana et son fils vivent un enfer depuis des mois. Le jeune homme, que le quotidien a appelé Luc (par soucis d’anonymat), dit avoir été victime de plusieurs agressions commises par un certain Yanis – le prénom a également été modifié.
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Selon le récit du Figaro, tout a commencé à la fin de l’année 2023, lorsque Yanis a été renvoyé du collège où les deux jeunes étudiaient, près de Bordeaux. Alors qu’il pensait que Yanis était son ami, Luc a été extorqué en février 2024 par l’adolescent, qui l’accusait d’être à l’origine de son expulsion en l’ayant « balancé ». Yanis lui a volé sa casquette et sa veste de marque sous la menace d’un couteau.
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Les deux jeunes se seraient plus tard réconciliés. Jusqu’au 27 avril, où Yanis a de nouveau racketté Luc en lui prenant cette fois, sous la menace d’un couteau, sa sacoche avec sa carte bleue à l’intérieur. Yanis aurait aussi forcé Luc à aller chercher chez lui le pantalon assorti à la veste qu’il lui avait volé deux mois plus tôt.
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La mère de Luc a finalement été informée de la situation par l’école de son fils. Elle a déposé plainte le 4 juin. Elle a d’ailleurs révélé au Figaro que des menaces de mort auraient été proférées contre elle et Luc. « L’agresseur a appâté mon fils en tant qu’ami, il connaît notre maison, il sait que nous ne vivons que tous les deux et nous avons très peur », a-t-elle déploré auprès du journal.
Terrorisé, l’adolescent ne sort plus seul et ne prend plus les transports en commun. Nathalie Lecinana vient désormais le chercher après l’école. « Quand je ne peux pas venir, je paie quelqu’un pour aller le chercher. Je sors mon chien avec une bombe lacrymogène et une sonnette d’alarme », a-t-elle précisé.
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Face à cette situation insoutenable, la mère de famille dénonce un laxisme d’État et une inaction du collège de Luc. « Que fait la justice ? On est en insécurité partout. Je trouve inconcevable que nous ayons la vie gâchée par un petit branleur (sic) qui se balade autour de chez nous », fustige-t-elle.
Ouverte dès juin par le parquet de Bordeaux, l’enquête pour « extorsion sous la menace d’une arme » s’était soldée par une mesure alternative. Les investigations avaient plus tard repris après une lettre de Nathalie Lecinana adressée au procureur de la République. Le rectorat de Bordeaux s’est de ton côté défendu en assurant que « la problématique entre ces deux jeunes relève avant tout d’une situation personnelle et extérieure au collège ». Il a promis de s’entretenir prochainement avec Nathalie et Luc pour leur « apporter des réponses, en lien avec les forces de l’ordre si nécessaire ».
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