
Moscou voit d’un très mauvais œil l’expansion de l’Otan à ses portes. L’ex-président russe Dmitri Medvedev l’a rappelé, en commentant ce mardi 28 avril l’entrée de la Finlande et de la Suède dans l’alliance militaire atlantique. « Le statut de non-aligné leur avait donné (à la Finlande et à la Suède, NDLR) certains avantages internationaux, compte tenu de leur position géopolitique et de nombreux autres facteurs », a estimé le vice-président du Conseil de sécurité de la Russie, selon des propos rapportés par l’agence publique Tass. Et maintenant, ils font partie d’un bloc qui nous est hostile, ce qui signifie qu’ils sont automatiquement devenus une cible pour nos forces armées, y compris d’éventuelles frappes de représailles et même la composante nucléaire ou des mesures préventives dans le cadre d’une doctrine militaire. »
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Les deux pays nordiques ont mis fin à leur longue tradition de neutralité après l’invasion russe de l’Ukraine, lancée le 24 février 2022. Stockholm et Helsinki ont en effet demandé à rejoindre l’Otan – ce qui a rapidement été officialisé.
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Trois ans après le début du conflit en Ukraine, qui a valu à la Russie de lourdes sanctions économiques de la part des Occidentaux, l’administration Trump tente de convaincre Moscou de négocier avec Kiev une fin des hostilités. Le 23 avril dernier, le président américain a assuré qu’il « pens (ait) avoir un accord » avec la Russie, mais que les échanges étaient « plus difficiles » avec Volodymyr Zelensky. Le devenir des territoires ukrainiens occupés par l’armée russe fait partie des enjeux clés. Récemment, le président américain a assuré qu’il pensait que son homologue ukrainien était prêt à céder la Crimée à la Russie, une idée que Kiev a longtemps refusé d’envisager. En outre, la progression de l’armée russe sur le terrain pourrait décourager Vladimir Poutine de mettre un terme rapide au conflit.
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Si l’Amérique de Trump entend jouer un rôle d’intermédiaire entre la Russie et l’Ukraine, la plupart des nations européennes soutiennent fermement l’Ukraine, provoquant l’ire de Moscou. Les autorités russes ont menacé à plusieurs reprises de prendre des actions contre les Européens si leur engagement au côté de Kiev franchissait certaines limites. Moscou mène d’ores et déjà des actions hostiles contre les États européens, selon leurs dirigeants ; le futur chancelier allemand, Friedrich Merz, a ainsi récemment pointé du doigt la « guerre contre l’Europe » menée selon lui par la Russie.
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