
Bruno Retailleau s’attaque à des groupuscules considérés comme dangereux en France. Invité sur le plateau de CNews, ce mercredi 30 avril, le ministre de l’Intérieur a confirmé que la Jeune Garde allait être dissoute. Il a également indiqué que deux autres groupes étaient visés par une procédure de dissolution. « Je vais procéder à la dissolution de deux autres groupes : Urgence Palestine et Lyon Populaire », a-t-il déclaré.
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Moins connu, Lyon Populaire est considéré comme un groupe d’ultradroite lyonnais. Urgence Palestine, en revanche, fait largement parler de lui ces derniers mois en appelant à manifester régulièrement pour soutenir le peuple palestinien face à l’offensive menée par Israël, depuis l’attaque du Hamas du 7-Octobre. Les contestations organisées par Urgence Palestine sont souvent émaillées d’incidents : appels à l’intifada, slogans haineux et anti-police, journalistes chassés, heurts…
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La déclaration du ministre de l’Intérieur vient ainsi confirmer la vive réaction du cofondateur d’Urgence Palestine, Omar Al Soumi, la veille. « C’est insupportable. C’est la réalité d’une France complice du génocide, d’un gouvernement aligné avec l’extrême droite », a-t-il fustigé dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Avant de dénoncer : « A l’heure où le peuple palestinien fait face au génocide, à la famine, à l’heure où ils veulent détruire, anéantir le peuple palestinien, que fait le gouvernement français ? Il veut dissoudre notre organisation. » Le cofondateur d’Urgence Palestine promet toutefois de « ne pas lâcher l’affaire » et de « continuer à se battre ».
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Au sujet de la Jeune Garde, Bruno Retailleau a également rappelé que « plusieurs de ses membres sont mis en cause par la justice notamment pour des violences, y compris vis-à-vis d’un jeune adolescent juif parce qu’il appartenait à la ligue de défense juive ». Un fait « intolérable », explique le chef de Beauvau au micro de Sonia Mabrouk. Bruno Retailleau a également rappelé que ce groupuscule antifasciste avait été co-fondé par le très controversé député de La France insoumise (LFI), Raphaël Arnault, fiché S et déjà condamné pour violences en réunion.
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