
La famille d’Aboubakar Cissé demande justice. Mardi 29 avril, les proches du défunt, tué de plusieurs coups de couteau à la mosquée de La Grande-Combe, dans le Gard, vendredi dernier, ont été reçus à l’Assemblée nationale. Aux côtés de plusieurs députés dont Olivier Faure (PS) ou encore Marine Tondelier (EELV), la famille a pris la parole et dénoncé la mort de ce jeune Malien de 22 ans, « tué parce que musulman ».
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En plus des élus, une autre personnalité du monde militant était présente : Assa Traoré. La présidente du Comité Vérité pour Adama, et sœur d’Adama Traoré – mort en juillet 2016 à la suite d’une interpellation musclée dans le Val-d’Oise – a accompagné la famille à cette conférence de presse. La jeune femme, condamnée en 2023 pour diffamation envers un gendarme, a pris la parole pour assurer que « la peur est au-delà de la mosquée » et se ressent désormais « partout ».
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La présence de la militante antiraciste a particulièrement scandalisé, notamment au vu de certaines de ses prises de position et des manifestations aux slogans haineux et anti-police auxquelles elle a participé. « La présence de Madame Traoré à cette conférence de presse est le signe de cette récupération politique », dénonce sur CNews le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui s’est dit « indigné ».
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« Assa Traoré c’est la charognard de la République », pointe pour sa part Adrien Hall, délégué Les Républicains de Paris 17e. Le même accuse Assa Traoré : « Dès qu’il y a un noir ou un Arabe qui subit un drame, tu peux être certain qu’elle va se pointer avec son comité d’agitateurs publics pour faire de la récupération. Elle ne vit que pour les cadavres. »
Une déléguée de Reconquête en Vendée, Ndong Eurydice, a aussi fait part de son inquiétude : « Assa Traoré, je suis noire et Française comme vous, et pourtant c’est de vous que j’ai peur, ainsi que de Jean-Luc Mélenchon et de sa clique dangereuse de La France insoumise. » Le policier Abdoulaye Kanté a enfin fustigé une « instrumentalisation » dans la prise de parole d’Assa Traoré.
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