
Les députés français demandent la libération de Boualem Sansal. L’écrivain franco-algérien, critique du régime d’Abdelmadjid Tebboune, est emprisonné en Algérie depuis le 16 novembre dernier.
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Ce mardi 6 mai, l’Assemblée nationale a adopté le texte de la députée Ensemble pour la République (EPR) Constance Le Grip. Mais non pas à l’unanimité : 307 voix pour et 38 contre. En effet, les députés insoumis se sont opposés à la proposition de résolution appelant à la libération immédiate et inconditionnelle de l’écrivain, souffrant d’un cancer et âgé de 80 ans. Les communistes ont fait le choix de s’abstenir. En commission, les députés PS s’étaient abstenus. Ils ont fini par changer d’avis aujourd’hui en séance publique.
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Pour justifier leur choix, les Insoumis font valoir que la « résolution ne se contente pas de demander sa libération. Sous couvert de défense des libertés fondamentales, elle attise les tensions politiques entre France et Algérie », selon la députée LFI Nathalie Oziol.
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Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui appelle à la libération de Boualem Sansal depuis des mois, a réagi au vote des Insoumis sur X : « En votant contre la résolution adoptée par l’Assemblée nationale demandant la libération de Boualem Sansal, LFI sombre une fois de plus dans l’indignité et le déshonneur. Honte ».
La députée Constance Le Grip a commenté le vote de l’Assemblée auprès du Figaro, en se félicitant de l’adoption du texte : « Il est très important que l’Assemblée nationale se lève et envoie un message clair et sans ambiguïté, un appel aux autorités algériennes à la libération immédiate et sans conditions de Boualem Sansal ».
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Pour rappel, Boualem Sansal a récemment fait appel de sa condamnation à cinq ans de prison ferme en Algérie. Détenu depuis le mois de novembre 2024, il est accusé d’atteinte à l’intégrité du territoire. Les autorités lui reprocheraient des déclarations au média Frontières sur le fait que le territoire marocain aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l’Algérie. Son incarcération mi-novembre a soulevé l’indignation de nombreux responsables politiques et figures des milieux culturels et intellectuels français, dénonçant une arrestation arbitraire et une atteinte à la liberté d’expression. Le gouvernement français demande également sa libération.
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