
L’escalade entre l’Inde et le Pakistan prend de nouvelles proportions. L’armée indienne a fait savoir dans un communiqué publié en ligne, ce 6 mai, qu’elle avait ciblé neuf « sites » au Pakistan, dans le cadre d’une opération baptisée « Sindoor ». Elle a indiqué qu’aucune « installation militaire pakistanaise n’a été visée ». Selon la télévision publique indienne, ces frappes de missiles ont été menées dans les régions de Kotli, Bahwalpur et Muzaffarabad.
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« L’Inde a fait preuve d’une retenue considérable dans le choix des cibles et la méthode d’exécution », a estimé l’armée indienne.
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De son côté, l’armée pakistanaise a fait savoir qu’elle « riposter(ait) au moment qu’(elle) choisir(ait) ». D’après la chaîne d’information pakistanaise ARY News, citée par Le Figaro, un général de l’armée pakistanaise a réagi aux frappes indiennes en ces termes : « L’ennemi lâche, l’Inde, a lancé des frappes aériennes sur la mosquée Subhanullah dans le quartier Ahmed East de Bahwalpur, ainsi que sur Kotli et Muzaffarabad, en trois endroits différents depuis les airs. » Et de préciser : « Tous nos avions de chasse sont actuellement en vol. Cette attaque lâche et honteuse a été menée depuis l’espace aérien indien. Ils n’ont jamais été autorisés à pénétrer dans l’espace aérien pakistanais. »
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Les tensions entre les deux puissances nucléaires ont été ravivées, le 22 avril dernier, après un attentat qui a coûté la vie à au moins 26 civils dans la région indienne du Cachemire. Il s’est agi de l’attaque la plus meurtrière dans cette zone à majorité musulmane depuis plus de deux décennies. L’Inde a rapidement accusé le Pakistan d’être lié à cet attentat, malgré l’absence de revendication officielle d’Islamabad, qui a catégoriquement rejeté ces accusations et appelé à la mise en place d’une enquête « neutre ».
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