
Jean-Noël Barrot tape du poing sur la table. Le patron de la diplomatie française est en colère après l’adoption par le gouvernement israélien d’un plan prévoyant la « conquête de la bande de Gaza ». Invité sur RTL ce mardi 6 mai, il a fait part de sa « condamnation très ferme » alors que l’État hébreu prévoit « une attaque de grande envergure » et « le déplacement de la plupart de la population » à l’intérieur de l’enclave palestinienne.
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« Ce n’est pas acceptable », s’est agacé le ministre des Affaires étrangères, ajoutant que « l’urgence est le cessez-le-feu, l’accès sans entrave de l’aide humanitaire et la libération des otages du Hamas ». S’il n’ignore pas le « traumatise très profond et brutal » des attaques terroristes du 7 octobre 2023, le gouvernement de Benyamin Netanyahou est « en infraction manifeste avec le droit international », assène le membre du gouvernement.
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Alors que la France pourrait reconnaître l’État palestinien au mois de juin, Jean-Noël Barrot a assuré que cette décision pourrait « avoir un impact concret sur le terrain ». Des pays arabes et musulmans pourraient ainsi normaliser leur relation avec l’État hébreu à ce moment-là, espère Paris. Cela pourrait également entraîner « le désarmement du Hamas et la réforme de l’Autorité palestinienne », a ajouté le chef de la diplomatie française.
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Le ministre a aussi été interrogé sur le mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale assigné à Benyamin Netanyahou. Si le Premier ministre israélien venait à fouler le territoire national, la France l’arrêterait-il ? « La France respecte la CPI […] Si cette situation se produisait et que la CPI sollicitait l’autorité judiciaire française, c’est elle qui déciderait du sort à lui réserver », a-t-il répondu.
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