
« Qui peut nous promettre que cet argent n’est pas intercepté par le Hamas ? », s’interrogeait mi-février Sarah Knafo à propos des subventions de l’Agence française de développement à destination de Gaza. Les inquiétudes de l’eurodéputée Reconquête ! ne sont peut-être pas si loin de la réalité… Depuis plusieurs années, l’AFD soutient financièrement des organisations propalestiniennes, dont certains membres font l’apologie du terrorisme, selon Marianne. Et ce, en dépit des alertes de plusieurs députés, notamment Caroline Yadan.
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« La Plateforme des ONG françaises pour la Palestine a activement contribué à une campagne de désinformation visant à légitimer la haine d’Israël, notamment en relayant des contenus de médias et d’influenceurs proches des Frères musulmans, du Hamas ou poursuivis pour apologie du terrorisme », s’indigne l’élue Renaissance auprès de nos confrères. Ce qui ne l’a nullement empêché de toucher 1,3 million d’euros de subventions entre 2009 et 2026, d’après les calculs du journal.
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Des propos choquants sur le 7-Octobre
Officiellement, ces aides visent à promouvoir un « débat éclairé » sur la question israélo-palestinienne. Dans les faits, elles ont par exemple servi à organiser, début avril à Pantin (Seine-Saint-Denis) ; des Assises de la Palestine avec des thèmes et des intervenants dont les propos ont choqué jusqu’au Quai d’Orsay. C’est notamment le cas de Francesca Albanese, rapporteure spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, qui a accusé Israël de commettre un génocide comparable à celui des nazis.
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Ou encore de Salah Hamouri, l’une des têtes d’affiche du collectif antisioniste « Urgence Palestine », visé par une procédure de dissolution. Invité de ces fameuses Assises le dimanche 6 avril, l’avocat a partagé la scène avec un membre de l’ONG Al-Mezan. Une organisation proche du mouvement islamiste d’après l’hebdomadaire, qui épingle également le financement de l’initiative féministe EuroMed.
Cette plateforme politique qui fournit une expertise dans le domaine de l’égalité et des droits des femmes a touché 3,5 millions d’euros de l’AFD. Problème : une de ses administrateurs a qualifié l’attaque du 7-Octobre de « pas décisif sur le chemin de la libération nationale ».
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2 milliards d’euros en 2024
« Que soient bénis les cerveaux, les cœurs, les mains et les jambes qui ont écrit ce jour », écrivait Amal Khreiche le jour même du massacre. Quelques mois plus tard, la militante participait à un événement en Cisjordanie avec des membres du FPLP et du Hamas, affirme Marianne. « Les personnalités qui dirigent ces associations sont problématiques, surtout depuis le 7 octobre 2023, explique Caroline Yadan. Nous avons un vrai souci dont il est urgent de se saisir ».
Face à ces accusations, l’AFD botte en touche, assurant se montrer « vigilante à ce que ses financements ne contribuent aucunement aux débats ou aux actions de plaidoyer qui mentionneraient, appelleraient ou encourageraient, de façon directe ou indirecte, des positionnements contraires à la loi française ainsi qu’au droit européen ». Pour rappel, l’agence a reçu 2 milliards d’euros de crédits de l’État en 2024.
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