
Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et placé sous l’égide du ministère de la Transition numérique, le Gitex Africa s’est tenu du 14 au 16 avril à Marrakech. En chiffres : 1 500 entreprises (dont Orange, Atos, Inwi, Royal Air Maroc, Ericsson…), 800 startups, 350 investisseurs internationaux et plus de 50 000 visiteurs, un record. Parmi les stands les plus remarqués, celui d’HPS (Hightech Payment Systems) illustre le savoir-faire technologique marocain. Cette multinationale, spécialisée dans les solutions de paiement électronique, se définit comme un fournisseur de technologie « invisible », garante de la sécurisation des transactions bancaires.
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« Nous nous dirigeons vers une société ‘‘no cash’’ », soutient Abdeslam Alaoui, son directeur général, au JDNews. Utilisée chaque jour par des centaines de millions de personnes dans le monde et à l’origine de 7 milliards de transactions par an, la technologie HPS équipe en France des entreprises telles que Thalès ou le Groupe BPCE.
Autre stand très remarqué : celui de l’Université Mohammed VI Polytechnique. Surnommée le « Stanford africain », l’UM6P se veut un laboratoire d’avenir pour le Maroc. Son campus ultramoderne de Ben Guerir témoigne de cette vision futuriste, tout comme celui de Rabat, où étudie le prince héritier. « Nous attirons des chercheurs, des entrepreneurs et des étudiants du monde entier pour former une génération capable d’apporter des réponses locales aux défis globaux », souligne Yassine Laghzioui, CEO d’UM6P Ventures.
Cette année, le Gitex Africa a réuni un large éventail de pays, parmi lesquels la France. Une quinzaine d’entreprises hexagonales, en partie soutenues par la Région Grand Est, occupent le corner tricolore. Parmi elles, Qwerio, partenaire de Microsoft, voit dans le salon une opportunité stratégique. « Nous avons déjà des clients en Afrique et voulons aller plus loin avec un bureau local pour accélérer notre développement », glisse Giulia Acha, responsable des achats.
Ootentik, jeune pousse marseillaise fondée par Cyril Ciavatti, occupe le stand voisin et entend déclarer la guerre à la contrefaçon grâce à une puce RFID : il suffit de scanner un produit via leur application pour en vérifier l’authenticité en quelques secondes. Pour la startup, qui est en discussion avec la plateforme de revente de vêtements Vinted en vue d’un partenariat, le Gitex ouvre de nouvelles perspectives : « Nous avons reçu beaucoup d’intérêt de la part de marques et d’investisseurs marocains », affirme son fondateur. Dans un pays où la contrefaçon est un fléau, la solution séduit.
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Ainsi, l’élan est là, tout comme la volonté et le potentiel. Mais dans un écosystème dominé par les GAFAM et les grandes puissances mondiales, l’émancipation technologique de l’Afrique reste une conquête difficile, sur un continent où les disparités économiques et sociales demeurent profondes.
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