
Étrangement, la notion d’islamophobie passe entre les fourches caudines de ceux qui brandissent le droit au blasphème et la laïcité quand d’autres monothéismes sont pris à parti. Cette schizophrénie a été largement rendue possible par le travail d’influence des Frères musulmans.
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Les actes et les propos hostiles aux musulmans existent, ils sont documentés et recensés par les services de l’État. La direction nationale du renseignement territorial (DNRT) a ainsi relevé 79 actes antimusulmans en France entre janvier et mars 2025, contre 46 sur la même période en 2024 et 54 en 2023. La commission d’un crime ou d’un délit à raison de l’appartenance (« vraie ou supposée ») à une religion déterminée est même une circonstance aggravante – dans le cas d’Aboubakar Cissé, tué dans une mosquée de La Grand-Combe près d’Alès (Gard), cette qualification a pour le moment été retenue par le parquet.
L’islamophobie, quant à elle, n’est pas punie par la loi. Et pour cause : le délit de blasphème n’existe pas dans notre pays. La généralisation de cette notion dans le débat public français doit beaucoup aux Frères musulmans et à l’une de leurs émanations, aujourd’hui dissoute et reconstituée en Belgique, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF). Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, cette association servait de référence jusqu’en 2020 pour la recension statistique des actes dits « islamophobes » commis sur le territoire national.
L’emprise des Frères musulmans dans notre pays n’a rien d’un fantasme complotiste
Les mesures administratives (assignation à résidence, contrôle judiciaire, etc.) prévues par la loi sur l’état d’urgence faisant suite aux attentats islamistes de 2015 étaient ainsi dénoncées à l’époque par le CCIF comme la preuve d’une « islamophobie d’État ». Dans cette logique victimaire, la confusion entre terroristes islamistes et croyants musulmans est opérée – à dessein – par les tenants de l’islam politique eux-mêmes.
Dans un entre tien donné en décembre dernier au journal Le Monde, Bertrand Chamoulaud, le directeur du renseignement territorial, ne disait pas autre chose : « Lorsque l’État veut rappeler les règles de la République en expulsant des imams, en gelant des avoirs ou en fermant des mosquées, vous entendez des voix qui fustigent l’islamophobie […] Le risque est que certains musulmans modérés adhèrent à ce discours victimaire, en particulier parmi les 100 000 fidèles qui fréquentent des mosquées tenues par les Frères musulmans. »
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L’emprise des Frères musulmans dans notre pays n’a donc rien d’un fantasme complotiste. C’est une réa lité vécue et le chantage à « l’islamophobie » n’est rien d’autre qu’un piège identitaire savamment entretenu par les islamistes et leurs obligés politiques.
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