
Berlin, 8 mai 1945. L’Allemagne nazie capitule face aux Alliés. La signature de cet acte s’est tenue dans une villa du quartier de Karlshorst, à Berlin.
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Dans une salle exiguë, l’état-major allemand fut représenté par le feld-maréchal Wilhelm Keitel, suivi de l’amiral Hans-Georg von Friedeburg et du général Hans-Jürgen Stumpff. Côté allié, le maréchal soviétique Gueorgui Joukov présidait la cérémonie, entouré notamment du général français Jean de Lattre de Tassigny et du général américain Carl Spaatz. Keitel signa l’acte à 22h43 et son trait de plume résonna comme la sentence attendue : la guerre en Europe était terminée.
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Si le 8 mai est célébré comme la date officielle de la capitulation, il ne faut pas oublier qu’une première capitulation a été signée le 7 mai à Reims, dans le quartier général des forces alliées, sous la direction du général américain Dwight D. Eisenhower. Cependant, pour satisfaire l’URSS, une seconde cérémonie fut organisée à Berlin le lendemain, où Keitel signa devant les représentants alliés, y compris l’Union soviétique. Cet acte marque ainsi la fin officielle des hostilités en Europe, une délivrance après six années de combat.
Wilhelm Keitel : l’officier allemand au centre de l’Histoire
Wilhelm Keitel, feld-maréchal et chef de l’OKW (Oberkommando der Wehrmacht), fut choisi pour signer l’acte de capitulation au nom du Troisième Reich. Né en 1882 en Basse-Saxe, il est devenu l’un des plus hauts gradés de l’armée allemande sous le régime nazi. Fidèle d’Adolf Hitler, il est souvent perçu comme un exécutant zélé, ayant approuvé de nombreuses décisions militaires condamnées.
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Au moment de la signature de la capitulation, Keitel est apparu usé et conscient que cet acte symbolisait l’effondrement de tout un système politique qu’il avait servi sans limite. Son rôle durant la guerre lui vaudra d’être jugé et exécuté à Nuremberg en 1946 pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Le général français résistant qui représentait son pays
Le général Jean de Lattre de Tassigny, figure emblématique de la résistance militaire française, était présent lors de cette cérémonie historique. Commandant la Première Armée française, il est le seul représentant de la France aux côtés des Alliés lors de la capitulation du 8 mai 1945.
Fervent patriote, sa présence symbolise la résilience et le retour de la France au rang des grandes puissances victorieuses. En uniforme galonné, de Lattre incarnait la dignité retrouvée après les années sombres de l’Occupation. Son nom sur le document scelle la participation française dans cette victoire collective.
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