
Élisabeth Borne a fixé mardi un objectif de 50 % de filles dans la spécialité mathématiques en terminale en 2030, contre 42 % actuellement, dans le cadre d’un plan visant à féminiser les filières scientifiques. L’objectif ? Lutter contre les biais de genre à l’école, susciter des vocations et renforcer la place des filles dans les formations en mathématiques.
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« On a une aggravation des stéréotypes de genre au sein de la société que l’on retrouve au sein de l’école, explique la ministre de l’Éducation dans un entretien aux Échos. Je lance donc un plan “Filles et maths” avec un message simple pour les jeunes filles : « Prenez toute votre place, on a besoin de vous ! »
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Une proposition qui divise. Marine Tondelier, considère, comme Élisabeth Borne, qu’« il faut forcer le destin ». Quitte à instaurer des quotas, « comme on le fait déjà en politique », a d’ailleurs rappelé la secrétaire nationale d’EELV sur France 2 ce matin. « Mme Borne-à-Rien a encore frappé ! » s’est pour sa part moqué Jean-Philippe Tanguy.
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« Plutôt que de s’occuper des vrais problèmes des étudiants, des profs ou de sexisme, elle s’invente une croisade. En prépa littéraire, en droit, en médecine, dans les études supérieures en général, les femmes sont très majoritaires. Et alors ? », interroge le député du RN.
« Toujours cette illusion : croire que trafiquer le thermomètre change la température. Toujours cette ignorance des effets pervers : soupçons sur les diplômées, égalités de façade, et refus de comprendre les vraies causes des écarts. Toujours ce dogme de la table rase qui interdit de comprendre le réel », fustige sur X l’essayiste Olivier Babeau. « Et il y aura des quotas d’hommes en orthophonie (99 % de femmes) et en prépa lettre (70 % de filles) ? » questionne encore le professeur des universités.
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« Encore une nouvelle initiative d’égalitarisme, sur le genre cette fois, qui conduit inexorablement à une baisse de niveau », déplore Séverine Duminy, coordinatrice nationale de Parents vigilants, affiliée à Reconquête. Si 68 % des Français souhaitent l’instauration de quotas d’immigration par métier et par pays, pas sûr qu’ils y soient favorables en matière d’éducation…
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