
Une proposition de loi adoptée sous tension. Ce mercredi 7 mai, les députés ont approuvé en première lecture un texte visant à lutter contre l’antisémitisme et le racisme dans l’enseignement supérieur. Il prévoit notamment la création d’une section disciplinaire commune aux établissements d’une même région académique et l’inscription de la sensibilisation à la lutte contre l’antisémitisme et le racisme parmi les missions de formation.
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La proposition de loi portée par les députés Constance Le Grip (Ensemble pour la République) et Pierre Henriet (Horizons) a été adoptée par 131 voix pour et 28 contre. Seuls La France insoumise et le Parti communiste français ont voté contre. Elle a d’abord été adoptée au Sénat le 20 février dernier et fait suite à une mission d’information « flash », lancée par la chambre haute après les accusations d’antisémitisme ayant accompagné la tenue d’une conférence pro-palestinienne à Sciences Po Paris.
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Les débats se sont rapidement tendus dans l’hémicycle du Palais-Bourbon. LFI s’est retrouvée sous le feu des critiques de la coalition gouvernementale et de la droite, accusée de contribuer à la montée de l’antisémitisme dans le pays. En retour, les Insoumis ont reproché au gouvernement « d’instrumentaliser l’antisémitisme pour faire taire les voix pour la paix sur le génocide en Palestine ».
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Le député LFI Louis Boyard s’est par exemple inquiété de la création d’une instance – article 3 – à la main du ministre de l’Enseignement supérieur qui aura « le pouvoir d’exclure des étudiants de leur université ». Pourtant, la nouvelle section sera présidée par un membre de la juridiction administrative et comprendra des représentants de l’administration, du personnel enseignant et des usagers. « Donc vous ne pouvez pas dire qu’on serait dans un libre arbitre et que ce serait le gouvernement qui aurait la main sur cette section », a répliqué Pierre Henriet.
La France insoumise est régulièrement accusée par ses adversaires politiques de fermer les yeux voire d’être complaisante vis-à-vis de l’antisémitisme en France, en particulier depuis les attaques meurtrières commises par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023. Les Insoumis avaient alors publié un communiqué qualifiant l’attentat commis par le mouvement islamiste « d’offensive armée de forces palestiniennes » et de nombreux cadres de LFI ont refusé de qualifier de « terroriste » le Hamas. En outre, des personnalités politiques ou médiatiques, y compris à gauche, ont reproché à Jean-Luc Mélenchon et son mouvement de faire des allusions antisémites. Entre autres exemples, le député socialiste Jérôme Guedj a accusé Jean-Luc Mélenchon d’utiliser des mots « stigmatisants » renvoyant à une sémantique « qui a souvent été antisémite »
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