Il était largement plus de minuit quand le technicien espagnol a fait son apparition dans l’auditorium du Parc des Princes, les traits tirés mais un large sourire quand le premier journaliste à lui poser une question lui a souhaité bon anniversaire – il est né le 8 mai et fête ses 55 ans.
Luis Enrique. Je pense qu’en termes de passion, d’intensité, le match n’a pas déçu. Arsenal était venu pour gagner ce match de façon très claire. En première mi-temps, ce sont eux qui ont tiré le match vers leurs points forts. Nous avons dû jouer un match que nous ne voulions pas jouer, mais c’est le football, tu dois t’adapter. Je crois que nous l’avons bien fait, nous avons souffert.
Vous avez toujours eu confiance en votre équipe, pourquoi ?
Je pense qu’au fil de la compétition, ce qui se voit, c’est le résultat. Le fait d’avoir un tirage aussi complexe (lors de la phase de groupe) a permis à mon équipe de grandir, de s’améliorer. Nous avons été, durant de nombreuses journées, en dehors des 24 qui pouvaient se qualifier, ce qui me semblait un peu injuste. Mais les statistiques, si on ne parle pas de l’efficacité, montraient que nous étions l’une des meilleures équipes d’Europe. Quand tout est rentré dans l’ordre, nous avons démontré que nous méritions d’être en finale.
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Décrocher une finale dès votre deuxième saison, c’est un bonheur précoce ?
Il n’y a pas de logique dans le football. Le premier jour où je me suis assis face à vous, j’ai dit que l’objectif, c’était de pouvoir écrire l’histoire, être les premiers (au PSG) à conquérir ce trophée tant désiré pour un projet qui, je pense, a changé depuis l’an dernier et dans lequel je me sens très bien. Avec Luis Campos, avec le président Nasser Al-Khelaïfi, j’ai cette capacité à me projeter, adapter le mercato, avoir tout ce que je désire pour que l’équipe plaise chaque jour davantage aux supporters. Aujourd’hui, c’est une très belle soirée, une belle manière de remercier nos supporters pour leur soutien, indépendamment des résultats que nous avions parfois. Le plus beau, c’est de pouvoir rendre heureux un grand nombre de gens qui aiment le Paris Saint-Germain.
Mikel Arteta, l’entraîneur d’Arsenal, a dit que son équipe avait été la meilleure sur l’ensemble des deux matchs malgré l’élimination…
Je ne suis pas du tout d’accord. Mikel est un très bon ami, je pense qu’ils ont joué de manière très intelligente, mais je crois qu’on a marqué plus de buts qu’eux, non ? En football, c’est ce qui est le plus important, même si on a beaucoup souffert. C’est probablement le match où on a le plus souffert. Je pense qu’on a mérité d’être en finale.
Que pensez-vous de l’Inter Milan, votre adversaire en finale ?
L’Inter, je les connais bien, n’oublions pas que c’est leur deuxième finale de Ligue des champions en trois ans. C’est une équipe qui est déjà bien prête. Il y a eu très peu de changements, même entraîneur, seulement trois joueurs qui ont changé depuis l’an passé… Avec une mentalité très forte. C’est une équipe italienne qui joue très bien avec ou sans ballon, qui domine sur les coups de pied arrêtés, physiquement très forte. Elle a joué une demi-finale (contre Barcelone) à un excellent niveau, c’était incroyable par moments. C’est évident qu’ils ont davantage d’expérience, pas seulement en fonction de l’âge de leurs joueurs (29 ans de moyenne contre 24 au PSG) mais par rapport à l’histoire du club. Ils ont gagné trois Ligues des champions. Il nous reste deux finales (contre Reims en Coupe de France le 24 mai puis l’Inter le 31), c’est ce dont on rêve depuis le premier jour. On va y entrer avec la même mentalité que d’habitude.
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