
« Les audiences sont bonnes, oui, mais chez qui ? » Pour défendre sa réforme de l’audiovisuel, Rachida Dati ne mâche pas ses mots. Sur les ondes de France Inter, ce 7 mai, la ministre de la Culture a considéré que la radio publique n’attirait plus les mêmes auditeurs qu’autrefois, laissant entendre qu’elle était devenue plus élitiste. « Ça devient un club, les CSP +, et plus âgés. C’est une réalité, c’est comme ça », a-t-elle lâché face à la journaliste Léa Salamé.
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Selon Rachida Dati, France Inter n’attire « plus les jeunes, plus les classes populaires ». « Je regrette le petit poste de radio qu’on écoutait sur des chantiers, quand mon père était maçon… Le maçon aujourd’hui n’écoute peut-être pas France Inter, et je le regrette », insiste la maire du 7e arrondissement de Paris. Avant de rappeler : « L’audiovisuel public doit s’adresser à tout le monde et sur tout le territoire. »
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La ministre n’hésite pas à dégainer les chiffres pour appuyer son propos. D’après ses informations, « les audiences de Radio France sont vieillissantes », avec « 6,8 % d’auditeurs 13-24 ans et 8,1 % de 25 à 34 ans contre respectivement 12,6 % et 11,4 % en moyenne pour le média radio dans son ensemble ».
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Concernant les catégories socioprofessionnelles, Rachida Dati assure que « 38,9 % d’auditeurs CSP+ » écoutent France Inter contre « 30,5 % en moyenne pour le média radio ». Seulement « 11,2 % d’auditeurs CSP- » sont des auditeurs de France Inter contre « 26,1 % en moyenne pour le média radio ».
La ministre défend depuis des mois une réforme de l’audiovisuel public. Le texte vise à créer la holding France Médias pour rassembler France Télévisions, Radio France et l’INA (Institut national de l’audiovisuel) sous une même direction. Le Sénat avait validé en première lecture le projet de loi en 2023. Son examen à l’Assemblée a toutefois été reporté en avril dernier et pourrait revenir sur la table des députés « en juin », espère Rachida Dati.
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