
Ils veulent rénover, louer, loger. Mais ils partent. Parce qu’on les décourage, on les menace, on les noie sous des règles qui changent tous les trois mois. Et tout cela, après avoir déjà survécu à l’une des pires crises immobilières de ces 20 dernières années. Crédit bloqué, ventes gelées, investisseurs tétanisés, ménages exclus par des taux délirants… Pendant deux ans, le marché a tenu sous perfusion. Et maintenant qu’il commence à peine à respirer, on continue à lui couper les jambes. Résultat : moins de biens sur le marché, donc des Français sans logement et un secteur à bout de souffle.
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En 2024, la France a connu une chute dramatique de la production de logements neufs, avec seulement 59 000 unités mises en vente, soit près de 50 % de moins par rapport à la moyenne annuelle de 2017 à 2022. On parle de reprise. C’est vrai. Les taux se stabilisent – voire baissent –, les visites reprennent, les projets d’achat refont surface. Mais sur le terrain, c’est la prudence qui domine. Parce que plus personne n’a confiance.
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« Qui d’autre que les professionnels accompagne les Français dans leur parcours résidentiel ? »
Comment investir quand on ne sait pas si le bien qu’on achète aujourd’hui sera encore louable demain ? Quand le DPE devient un couperet, pas un outil. Quand chaque décision politique ressemble à une gifle de plus pour ceux qui essaient encore d’avancer. Oui, il faut des logements plus sobres. Oui, la transition énergétique est indispensable.
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Mais elle ne se fera pas contre les propriétaires, contre les agents, contre les promoteurs. Elle se fera avec nous. Avec des règles claires, applicables, stables. Avec des dispositifs simples à comprendre. Avec une vraie écoute du terrain. Aujourd’hui, on impose. On n’accompagne pas. On accuse. On ne considère pas. Pourtant, qui d’autre que les professionnels accompagne les Français dans leur parcours résidentiel ? Qui d’autre que nous explique, rassure, traduit les lois, les diagnostics, les aides, les calendriers ? Nous sommes aux côtés de ceux qui vendent, achètent, rénovent. Et on nous traite comme des obstacles. Pire : on laisse penser que les professionnels de l’immobilier seraient responsables de la crise du logement, alors qu’ils sont souvent acteurs de la solution.
Nous ne demandons pas un chèque. Nous demandons du bon sens. Alors oui, la proposition de loi portée au Sénat pour assouplir le DPE et l’interdiction de location de certains logements est une bonne chose. Mais elle ne revient pas sur l’objectif. Elle propose juste de tenir compte de la réalité : celle d’un pays qui ne loge déjà plus ses étudiants, ses soignants, ses enseignants.
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Aujourd’hui, à Paris, 8 étudiants sur 10 peinent à trouver un logement. À Lyon ou Bordeaux, les soignants vivent parfois à plus d’une heure de leur lieu de travail, faute d’offre accessible. Celle de propriétaires modestes qu’on pousse à vendre ou à renoncer. Celle d’un parc locatif qui s’effondre, alors qu’on le prétend prioritaire.
We Invest est un groupe immobilier qui porte une conviction simple : les professionnels de l’immobilier ne sont pas le problème, ils sont la solution. Mais pour cela, encore faut-il leur faire une place, leur faire confiance, et arrêter de les accabler. À condition qu’on travaille avec eux, qu’on les écoute, et qu’on adapte les ambitions environnementales à la réalité sociale et économique. L’écologie de l’action, c’est celle qui avance avec les forces du terrain, celle qui ne doit en aucun cas sacrifier l’urgence sociale à l’ambition climatique. La véritable écologie, c’est bien celle qui construit, pas celle qui punit. Alors, si on veut pouvoir loger les Français, commençons par arrêter de faire fuir ceux qui essaient encore.
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