
L’État accorderait-il des passe-droits aux membres de la communauté des gens du voyage ? C’est en tout cas l’accusation portée par plusieurs maires ruraux du département de Loire-Atlantique. Le nouveau plan local, en cours de finalisation par les services de l’État, demande aux élus de la communauté de communes de Sèvre et Loire de créer pas moins de douze nouveaux terrains d’accueils.
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Un projet qui fait polémique, car 57 terrains sont déjà occupés de manière totalement illicite par les gens du voyage dans cette région rurale. Sans compter les aires d’accueils légales déjà aménagées par les communes. Jérôme Marchais, maire de la ville de Vallet, dénonce un traitement de faveur de la part de l’État envers la communauté des gens du voyage. 39 campements sont implantés sur sa commune, dont 21 sont illicites.
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Favoritisme pour les gens du voyage ?
« L’État nous demande de passer l’éponge et de ne pas respecter la loi zéro artificialisation nette, en entérinant la transformation des terrains agricoles occupés en zones bétonnées. Or les autres habitants de la commune ne bénéficient pas d’un pareil passe-droit », affirme l’élu local auprès du Figaro. Cinq procédures administratives sont en cours pour essayer de déloger les dernières caravanes venues s’installer illégalement.
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Concrètement, l’État demande aux communes de régulariser des terrains auparavant non aménageables d’un point de vue légal, afin que des campements puissent s’y établir. Alors même, que certains projets soutenus par les habitants ont échoué à voir le jour sur ces mêmes terrains, en raison du plan local d’urbanisme. C’est ainsi le cas de l’implantation du siège de la Ligue de football des Pays de la Loire. Ce projet a tourné court en début d’année, en raison de la présence de zones humides. « Si la loi n’est pas la même pour tous, alors pourquoi s’embêter à déposer des permis de construire ? », dénonce l’élu.
Des travaux coûteux
Le conseil communautaire de Sèvre et Loire a ainsi exprimé le 30 avril dernier un souhait défavorable à la création de 12 terrains d’accueils à destination des gens du voyage. « La régularisation de terrains n’est pas envisageable, car cela ferait la démonstration qu’il n’y a pas d’État de droit – source d’inégalité de traitement –, serait source d’incompréhension pour les habitants […], et augmenterait les tensions dans un contexte déjà extrêmement contraignant en termes d’aménagement du territoire », soutiennent les membres du conseil.
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Le coût de ces potentiels travaux s’élève à près d’1,5 million d’euros.
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