L’essentiel
- Le préfet a prononcé un grand nombre de suspensions de permis depuis le début de l’année dans le Morbihan.
- Dans bon nombre de cas, c’est à cause de l’alcool, du cannabis, de la cocaïne (ou même des trois) que les conducteurs sont mis en cause.
- Le nombre d’accidents mortels est élevé en Bretagne depuis le début de l’année.
Les chiffres de la Sécurité routière ne sont pas bons en Bretagne. Depuis le début de l’année 2025, le nombre de tués a nettement progressé, notamment dans le Morbihan, où 13 accidents mortels sont à déplorer. Quatre de ces treize drames sont « directement liés à la consommation d’alcool ou de stupéfiants », révèle la préfecture. Voilà qui ne va pas améliorer la réputation des Bretons, que l’on dit portés sur la boisson. Ce n’est d’ailleurs pas une réputation. D’après les autorités de santé, c’est surtout dans la consommation festive que la Bretagne se distingue, souffrant d’un trop grand nombre « d’alcoolisations ponctuelles importantes ». Une tendance que l’on retrouve sur les routes et qui se traduit par un trop grand nombre d’accidents.
Face à cette tendance « inquiétante », les préfets ont serré la vis, demandant aux forces de l’ordre d’accentuer les contrôles. Et ça paye. « Depuis le 1er janvier 2025, 824 suspensions administratives ont été prononcées par le préfet du Morbihan dont 80 % relèvent d’une infraction liée à l’alcool et ou aux stupéfiants ». Dans 46 % des cas, le conducteur avait consommé de l’alcool. Dans 36 % des situations, c’était sous l’emprise du cannabis ou de la cocaïne. Un véritable fléau. D’après le préfet, le nombre de suspensions n’est qu’en légère augmentation mais c’est la présence quasi systématique d’alcool ou de stups qui interroge. Sans compter que certains cumulent les deux.
La semaine dernière, un jeune homme a perdu son permis pour douze mois (le maximum) pour avoir roulé à 160 km/h au lieu de 110 avec de l’alcool et du cannabis dans le sang. Un autre, jeune conducteur qui avait son permis depuis moins de trois, a écopé d’une suspension de neuf mois pour consommation de stupéfiants.
La suspension administrative du permis de conduire est une mesure de sécurité, décidée par le préfet, à la suite d’une constatation d’une infraction grave au Code de la route. La durée varie selon les départements. Dans le Morbihan, la durée de suspension administrative est au minimum de six mois en cas de consommation de stupéfiants et peut être augmentée jusqu’à douze mois en cas de circonstance aggravante. Sans compter la décision du tribunal qui viendra par la suite.





