
C’est une vidéo choquante. Filmées par la police, les images montrent l’agression de deux militants du Rassemblement national, en marge d’une manifestation contre l’austérité à l’université de Rennes, le 27 février dernier. « Cagoulés et armés, ils se sont déchaînés sur nous avec une brutalité inouïe », confie Elouan Racineux, collaborateur du conseiller régional et eurodéputé RN Gilles Pennelle, cité par 20 Minutes.
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Pour surveiller la manifestation, la police avait déployé un drone. Ce dernier a capturé les images de l’attaque. Sur celles-ci, on peut voir une bande d’individus, cagoulés et vêtus de noir, s’avancer rapidement, abrités sous de grands parapluies. Ils commencent par encercler le premier étudiant, qui patientait devant l’université. Mis au sol, celui-ci est roué de coups.
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L’agression ne dure en tout qu’une dizaine de secondes. Les militants d’extrême gauche repartent ensuite dans la manifestation, où ils se diluent dans la foule. Quelques minutes plus tard, un deuxième étudiant membre du RN est repéré, puis passé à tabac suivant le même mode opératoire.
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La vidéo des faits n’a d’abord pas été publiée. C’est finalement le mercredi 7 mai que les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux, où elles ne manquent pas de faire polémique.
Le 25 avril dernier, sept militants des groupuscules antifasciste l’Union pirate et de la Défense collective, impliqués dans les violences, ont comparu devant le tribunal correctionnel de Rennes. À la surprise des victimes comme des suspects, une relaxe générale a été prononcée, ce qui a provoqué les hourras des soutiens des militants d’extrême gauche. La vidéo, unique preuve pouvant mener à une condamnation, a en effet été jugée illégale par la justice – les images du drone excédaient la zone autorisée par le préfet.
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Ce jugement a suscité l’indignation à droite. « Cette décision scandaleuse ne fait que légitimer les violences de l’extrême gauche rennaise et ouvre la porte de nouveau à toutes les agressions, casses et dégradations futures », a notamment dénoncé Gilles Pennelle. Le parquet, qui avait requis des peines de prison ferme, a fait appel de la relaxe, précise 20 Minutes.
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