
Il avait servi la France durant neuf ans. Manuel B., ancien militaire français, a été arrêté le 29 avril dernier alors qu’il allait partir avec son épouse rejoindre un groupe djihadiste syrien, selon des informations du Figaro. Placé en détention provisoire, et mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, l’individu souhaitait rejoindre le groupe du djihadiste français Omar Diaby, alias Omar Omsen, parti de Nice pour la Syrie en 2013.
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Cet individu a monté une véritable brigade internationale du djihadisme, dans le nord de la Syrie. Ce groupe, « formé d’individus ayant un comportement quasi sectaire et retranchés dans leur camp », comme le décrit un expert au Figaro, est constitué d’une cinquantaine de membres, identifiés et très surveillés. Son nom ? La Firqatul Ghuraba (la brigade des étrangers).
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Le projet de Manuel B. était simple. Faire sa hijra, (départ en terre islamique), puis combattre comme djihadiste. Dès Mi-avril, l’homme a quitté, avec son épouse, la France pour l’Italie. De là, il a gagné l’Arabie saoudite, puis la Jordanie, où il a été interpellé le 21 avril, avant d’être transféré dans l’Hexagone. Le djihadiste aurait, au sein même de la Firqatul Ghuraba, plusieurs de ses enfants issus de son premier mariage.
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Radicalisation à Djibouti
Mais comment un militaire français, résidant à Angers, a-t-il pu devenir un islamiste radical, souhait faire le djihad ? C’est lors d’une mission militaire à Djibouti, en 2008, que Manuel B. aurait basculé. De retour en France, le changement d’attitude de l’homme a alerté ses supérieurs. Repéré et suivi, il est finalement exclu de l’armée en 2014, après neuf ans de service.
Manuel B. retourne alors vive à Angers. Au cœur de l’Anjou, il devient le responsable d’un petit groupe d’islamistes locaux. Il leur apprend à se battre et anime des entraînements paramilitaire. Peu après les attentats de 2015, il est perquisitionné et assigné à résidence jusqu’en 2016. À peine libre, l’islamiste décide de faire sa hijra. Avec sa femme et sa fille, il s’envole pour le Maroc.
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Mais le voyage ne se passe pas comme prévu : à son arrivée dans le royaume chérifien, on découvre dans ses valises des couteaux, une machette, une matraque, une cagoule… Dans la maison qu’il a achetée dans la région de Fès, les autorités marocaines mettent ensuite la main sur un pistolet à bille, ainsi que des manuels de formations aux explosifs.
Un groupe djihadiste international
La justice marocaine a condamné Manuel B. à quatre ans de prison ferme en 2016. Celui-ci a alors été expulsé vers la France. Sa compagne elle, a rejoint le djihad en Syrie. Depuis la chute de Bachar Al Assad, féroce adversaire des djihadistes, aucun départ massif depuis la France n’a été enregistré par les services antiterroristes. Le 18 mars 2025, deux individus ont cependant été interpellés alors qu’ils voulaient, comme Manuel B., rejoindre le groupe djihadiste de Diaby, indique une source policière au Figaro.
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