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États-Unis : Trump s’attaque aux musées «woke» de Washington et au Kennedy Center



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11 Mai 2025
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États-Unis : Trump s’attaque aux musées «woke» de Washington et au Kennedy Center
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Un blockhaus en nid d’abeille de couleur bronze dans lequel les rayons d’un soleil de printemps viennent se refléter brutalement. Devant cette masse monumentale, fruit de l’imagination de l’architecte anglo-ghanéen David Adjaye, des cars scolaires jaunes déversent sans relâche des écoliers venus des confins de l’Amérique. Inauguré en 2017, le Musée national de l’histoire et de la culture afro-américaines de Washington, posé à la perpendiculaire du mémorial de Lincoln et de la Maison-Blanche, au bord du National Mall, voit à chaque Spring Break défiler en rangs serrés tout ce que le pays compte d’enfants, venus apprendre, soixante ans à peine après la fin de la ségrégation, l’histoire, souvent douloureuse, des Noirs américains. Un passage obligé dans le faste de la capitale fédérale qui regorge de musées, pour la plupart gratuits, et dont plus d’une vingtaine appartiennent à l’immense ensemble de la Smithsonian Institution, de loin le plus grand réseau du genre au monde, comprenant également des bibliothèques et un zoo.

À l’entrée, la fouille est minutieuse : passage à un portique de métaux et détection aux rayons X, comme à l’aéroport Ronald-Reagan, de l’autre côté du Potomac. À l’intérieur, des dizaines de milliers d’artefacts, de photos, de cartes, de galeries et d’expos. Là, s’amoncellent les preuves de la culpabilité des Blancs depuis l’esclavage jusqu’au mouvement Black Lives Matter, des enchères du marché aux esclaves de Charleston jusqu’au meurtre de George Floyd à Minneapolis. Jeune nation, les États-Unis se cherchent toujours un roman national, dont l’écriture ne froisserait aucune communauté, quitte à exagérer certains épisodes ou à réécrire quelques passages de sa jeune histoire. C’est ainsi que le pays croit avoir achevé sa paix culturelle. Voisin de ses collections prestigieuses et porté au pouvoir par des millions d’Américains qui ne supportent plus le monopole idéologique de la gauche sur une identité nationale d’autant plus délicate à raconter qu’elle est le fruit d’un melting-pot, Donald Trump est parti en guerre contre la Smithsonian et sa fâcheuse tendance à la division.

Les jeunes États-Unis se cherchent toujours un roman national

Dans un couloir du musée, une pancarte pend sous la lumière blafarde d’une applique : « L’Amérique peut changer. Elle sera changée. » La phrase, de Mary McLeod Bethune, femme noire qui a œuvré toute sa vie, au début du XXe siècle, pour l’éducation des Afro-Américains, est écrite en lettres capitales blanches sur fond noir, sans explication. Or, c’est justement cette absence de contexte, cette tendance permanente à porter la lumière sur les fautes de l’Amérique, qui déplaît tant à Trump. Le président américain veut bien changer son pays – c’est d’ailleurs son slogan puisqu’il veut lui rendre sa grandeur –, mais pas à n’importe quel prix. « Nous devons enseigner aux jeunes à aimer leur pays, pas à le haïr. »

Ces mots, il les a inlassablement répétés : devant le mont Rushmore, il y a cinq ans, à l’occasion du 4-Juillet, en conférence de presse, en meeting devant des foules sonnées par une décennie de cancel culture : ici, on déboulonne une statue, là, on débaptise une rue. L’obsession du président américain pour la promotion d’une éducation patriotique n’est pas nouvelle. Elle est le socle même de sa politique.

Le 27 mars, le président choquait intellectuels et artistes, comme si ces derniers ne le détestaient pas déjà assez. Dans le Bureau ovale, il signait le décret « Restaurer la vérité et la raison dans l’histoire américaine », visant expressément les musées de Washington. « L’héritage inégalé de notre nation en matière de promotion de la liberté, des droits individuels et du bonheur humain est reconstruit comme intrinsèquement raciste, sexiste, oppressif ou irrémédiablement imparfait », peut-on lire en préambule du texte. Plus loin, Trump écrit : « Les musées de la capitale de notre pays doivent être des lieux où chacun se rend pour apprendre, et non pour être soumis à un endoctrinement idéologique ou à des récits clivants qui déforment notre histoire commune. » Membre ex officio du comité d’administration, le vice-président J. D. Vance s’est vu confier la supervision de la suppression de ce que l’administration considère comme des « idéologies inappropriées ». Pour l’instant, peu de choses ont changé à la Smithsonian. La présence de Vance au conseil d’administration d’une entité prétendument indépendante ne pèse pas lourd face aux seize autres membres de droit, dont trois sont nommés par le Congrès.

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Les « fake news » du wokisme

Le musée d’art des Amériques a bien annulé une exposition organisée par Andil Gosine, artiste et auteur de Justice environnementale et racisme au Canada mais, pour l’heure, les musées de la Smithsonian déroulent toujours le même narratif. Dans celui consacré à l’histoire et la culture afro-américaines, la collection sur l’esclavage démarre par cette explication : « Pour la première fois, des gens ont vu dans des êtres humains des biens à vendre » (comme si l’esclavage avait été inventé pour les besoins de l’Amérique) puis, plus loin : « Les États-Unis ont été créés dans ce contexte, façonnés par l’esclavage… » D’ailleurs, le musée (en outre, passionnant sur bien des points) poursuit, plusieurs salles plus loin : « Les esclaves ont transformé marais et forêts en paysages agricoles » ou, apprend-on encore, « ils ont construit des villes entières », « grâce aux traditions de travail du métal et au savoir architectural issus d’Afrique de l’Ouest ». Ah bon ? Si, évidemment, on ne peut nier que l’esclavage a participé à l’essor de la nation américaine et à sa prospérité, qu’en est-il de la contribution des immigrants anglo-saxons, des Irlandais, des Allemands, des Scandinaves ? C’est ainsi que les jeunes élèves d’écoles élémentaires de tout le pays visitent le musée, prenant des notes, sous les consignes de guides et d’enseignants. Et s’il n’y avait que ça… Les galeries sont souvent sans nuance. Il n’est pas fait mention de l’idéologie maoïste des Black Panthers et des crimes violents commis par certains de ses membres. Le Black Power mais aussi la Nation of Islam (antisémite et proche des Frères musulmans) y sont célébrés : ce sont des résistants… La muséographie, très sélective, les transforme en héros d’une Amérique qui a pris sa revanche contre les méchants Blancs et qui s’en est libérée.

Trump voudrait transformer le Kennedy Center en un haut lieu des programmations traditionnelles et patriotiques

Elvis à la place des drag-queens

La Smithsonian n’est pas l’unique organisation dans le collimateur de Trump. Le président a pris la tête du conseil d’administration du Kennedy Center, principal centre culturel du pays ouvert en 1971, situé près du Watergate et accueillant des spectacles de musique, de théâtre et de danse. Cette institution, contrairement à la Smithsonian, n’est pas tout à fait indépendante, puisqu’elle est la propriété du gouvernement fédéral. Trump y a déjà fait le ménage en y remplaçant dix-huit membres du conseil d’administration, y plaçant, dans ce que la presse américaine avait qualifié d’« OPA hostile », l’ex-vedette de Fox News Laura Ingraham, et Richard Grenell, une des figures ouvertement homosexuelles de Maga, comme directeur. Sur son réseau Truth Social, Trump a promis que « les spectacles de drag-queens destinés spécifiquement à nos jeunes cesseront ». Le lieu devait accueillir des spectacles LGBTQ et notamment « des lectures de “contes drag” destinés à toute la famille » à l’occasion de la WorldPride 2025 qui se tiendra dans la capitale américaine du 17 mai au 8 juin et qui doit accueillir plus de trois millions de visiteurs.

Trump voudrait transformer le Kennedy Center, symbole de cette ville progressiste défiant le républicain, en un haut lieu des programmations traditionnelles et patriotiques. Il a proposé d’honorer Elvis Presley ou de faire jouer des comédies musicales qui ont triomphé à Broadway comme Hamilton ou Les Misérables (qu’il adore). Onze membres de la troupe de ce spectacle inspiré de l’œuvre de Victor Hugo ont déjà prévenu qu’ils ne joueraient pas devant Trump. Mettant leur coutumière indépendance artistique au seul service de la gauche.

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