
« On peut lui donner tous les jolis mots que l’on souhaite comme “fin de vie”, la réalité, c’est que c’est une euthanasie humaine », soutient Marion Maréchal, ce lundi 12 mai sur le plateau de Sonia Mabrouk, à propos de l’aide à mourir. À partir de ce 12 mai, les députés examinent deux propositions de loi, l’une sur ce sujet et l’autre sur les soins palliatifs. « Cette loi, c’est pour l’euthanasie des pauvres », estime l’eurodéputée de droite, prenant pour exemple la situation d’extrême précarité de milliers de Français « qui vivent dans un désert médical », parfois « maltraités » et qui souffriraient d’un mauvais accompagnement en matière de soins.
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Pour la présidente du parti Identité-Libertés, qui craint un « glissement inéluctable », « tous les exemples étrangers démontrent qu’une fois que le verrou de l’interdiction de tuer a sauté, il n’y a plus de limite ». L’élue européenne pointe du doigt la gestion de l’euthanasie en Belgique, aux Pays-Bas et au Canada.
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Si le ministre de la Santé assure que le gouvernement maintiendra des garde-fous en matière d’aide à mourir, Marion Maréchal juge ces derniers trop « flous » et voit dans le texte débattu à l’Assemblée une « révolution anthropologique dramatique ».
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Une opinion partagée par de nombreux médecins, avance la cheffe de parti. « On nous vend une loi qui ne concernerait que des cas extrêmement réduits, (pour des patients) en fin de vie, (en cas) de maladies incurables, etc. ». Or, « dans le cadre actuel de la loi, un diabétique grave pourrait par exemple demander l’euthanasie », s’offusque-t-elle, y voyant une pente dangereuse : à l’avenir, estime-t-elle, il sera possible de « demander l’euthanasie pour une personne en situation de handicap ou atteinte de maladie psychiatrique ou d’autisme, voire des mineurs. ».
Le texte sur l’aide à mourir soulève l’inquiétude de nombreux professionnels et la franche opposition d’une partie de la classe politique de droite. Les députés UDR ont ainsi exprimé leur rejet de l’euthanasie et du suicide assisté dans une tribune publiée dans le JDD. Le président du RN, Jordan Bardella, a exprimé une opinion similaire.
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