
Un témoignage édifiant. « Ma mère, il a fallu qu’on la fasse partir d’une tour dans laquelle elle vivait. L’ambiance avait totalement changé », livre Pascal Demolon, invité du « Figaro La Nuit », à propos d’une banlieue parisienne. Afin d’expliquer ce choix, l’acteur français de Fiasco et Kaamelott révèle une anecdote : « Un soir, à 3 heures du matin, ma mère ose passer la tête par-dessus la fenêtre en disant aux ados qui faisaient de la roue arrière : “Les enfants, s’il vous plaît, je n’arrive pas à dormir.” Et un des gars lui a répondu : “Va te faire enculer, la vieille” ».
Publicité
« À partir de ce moment on s’est dit : ” Waouh, il y a un truc qui est en train de disparaître, de basculer”, poursuit-il. On a donc décidé, avec mes frères et sœurs, de la changer d’environnement ».
La suite après cette publicité
L’acteur de Radiostars avance plusieurs explications à cette hostilité dont sa propre famille a fait les frais : « Un repli sur soi, un repli identitaire, une frustration, une colère » qui, selon lui, se sont installés, « là où ces gens-là se considèrent, contrairement à nous à l’époque, comme pauvres ». Autant de ressentiments qui, pendant son enfance, n’avaient pas lieu d’être dans cette même banlieue parisienne. « Il y avait une salle de bain, le chauffage central, des infrastructures autour, des terrains de tennis, on avait le droit d’acheter une raquette, de descendre sur le terrain et de se prendre pour un Björn Borg ou un Jimmy Connors ; il y avait des terrains de foot, tout ce qu’il n’y avait pas au village », assure-t-il. « À cette époque, ce n’était pas une punition que de vivre dans les banlieues », insiste Pascal Delomon, qui se souvient d’une enfance urbaine baignée dans « une impression de richesse ».
La suite après cette publicité
« Les banlieues, qu’on considère aujourd’hui comme des ghettos ou des fins de parcours, c’est une perception que nous n’avions pas connue », conclut-il. Interrogé par le journaliste du Figaro TV sur le rôle joué notamment par l’immigration et le chômage dans ces évolutions, l’acteur concède : « Je serais tenté de dire qu’avant c’était mieux : il n’y avait pas cette méfiance, les gens n’avaient pas peur de la différence. »
Source : Lire Plus





