
Aurore Bergé tape du poing sur la table. La ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations a déclaré avoir été « choquée » par les déclarations de Thierry Ardisson. Le samedi 10 mai, dans l’émission présentée par Léa Salamé Quelle époque !, l’animateur a comparé la bande de Gaza au camp d’extermination nazi d’Auschwitz.
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La ministre affirme que ce parallèle participe à la « banalisation de ce qu’a été la Shoah […] c’est-à-dire cette volonté industrielle d’exterminer en masse un peuple, une identité, une culture ». Sur France 2, Thierry Ardisson a également déclaré que les Juifs étaient responsables de la situation à Gaza, avant de se reprendre en désignant les Israéliens. « Cette essentialisation des Français juifs, comme s’ils étaient responsables de la condition humanitaire dramatique à Gaza, est inacceptable », a dénoncé Aurore Bergé.
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La polémique suscitée par cette sortie a poussé le producteur de télévision à présenter ses excuses dans un communiqué. « L’émotion était sans doute trop forte et mon propos exagéré. Je prie mes amis juifs de bien vouloir me pardonner », a-t-il écrit. Malgré ce mea culpa, la membre du gouvernement juge que Thierry Ardisson « nourrit l’antisémitisme ». Avant d’ajouter : « Un certain nombre de lanceurs d’alerte disent être depuis ces propos soumis à des centaines et des centaines de messages antisémites ».
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Aurore Bergé pointe également du doigt la « responsabilité de la chaîne, des journalistes et de la production de l’émission ». Elle s’en remet à l’Arcom – le gendarme de l’audiovisuel – qui devra « arbitrer et décider » d’éventuelles sanctions contre le service public.
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