
Emmanuel Macron n’a pas réussi à convaincre ses opposants. Après la longue interview sur TF1 du président de la République, ce mardi 13 mai, de nombreuses personnalités, de droite comme de gauche, ont dénoncé un entretien stérile, un non-événement sans annonce marquante.
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La droite a particulièrement regretté le fait que le chef de l’État refuse d’organiser un référendum sur l’immigration, une idée qu’elle plébiscite depuis de longues années. « Cette émission d’Emmanuel Macron est à l’image de son mandat : un bavardage vain qui ne masque plus son impuissance généralisée. Pas même l’annonce d’un grand référendum n’est venue rehausser l’intérêt d’une prestation inutile », a ainsi lâché le patron du Rassemblement national, Jordan Bardella, sur X. L’eurodéputée (Identité-Libertés) Marion Maréchal voit dans le refus du président une « gifle à la démocratie » : « Emmanuel Macron bafoue le désir des Français d’être enfin entendus sur la question la plus cruciale pour l’avenir du pays. »
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Éric Ciotti est lui aussi particulièrement remonté contre le chef de l’État : « 70 % des Français exigent pourtant ce référendum ! Cessons ce scandale démocratique, le peuple n’a jamais été consulté sur le phénomène qui a le plus bouleversé la France ces 50 dernières années. » Le président de l’Union des droites pour la République (UDR) dénonce également une « soirée du grand déni présidentiel » : « Non Emmanuel Macron, si la France va mal, ce n’est pas « parce qu’elle est pessimiste » ! C’est à cause de votre bilan. »
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Le député du Rassemblement national (RN), Julien Odoul, a pour sa part noté la déclaration d’Emmanuel Macron à l’égard du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Le président français a estimé que l’offensive à Gaza menée par Israël était « une honte ». L’élu RN a ainsi rappelé la récente visite à l’Élysée du président par intérim de la Syrie, Ahmed al-Charaa, ancien djihadiste et leader du HTC, une branche d’Al-Qaïda : « Et ce que fait le chef terroriste islamiste de Syrie, c’est quoi ? »
Les responsables politiques des partis de gauche n’ont, sans surprise, pas davantage été séduits par la prestation du président de la République. « Je n’ai rien raté. Il n’a rien dit, rien proposé. Les programmateurs qui ont changé leur matinale etc. se sont fait avoir. Demain commentaire imposé sur la phrase fondamentale : “tout va bien” », a ironisé le fondateur de LFI, Jean-Luc Mélenchon, sur X.
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Même constat pour la cheffe des Écologistes, Marine Tondelier, qui évoque « un pétard mouillé », ou encore le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure (« Trois heures pour dire aux Français que rien ne va changer… »). « Pendant qu’il s’autocongratule, la France attend », renchérit enfin le patron des communistes, Fabien Roussel, sur les réseaux sociaux.
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