
Auditionné dans le cadre d’une commission d’enquête parlementaire, Pierre-Édouard Stérin, figure discrète mais influente du monde entrepreneurial français, ne se rendra finalement pas en personne à l’Assemblée nationale. Il invoque des menaces de mort « sérieuses » et « réitérées » qui le visent depuis plusieurs jours, selon un communiqué diffusé ce lundi 13 mai par ses équipes.
Publicité
Convoqué à 11 heures, en salle 6242 du Palais-Bourbon, par la commission présidée par le député Renaissance Thomas Cazenave, le fondateur du fonds d’investissement Otium Capital a fait savoir qu’il ne pouvait se présenter physiquement à une audition dont le lieu et la date ont été rendus publics, conformément aux recommandations de son équipe de sécurité. Il a par conséquent demandé à être entendu en visioconférence.
La suite après cette publicité
Cette solution, assure-t-il, a déjà été utilisée dans le cadre des travaux de cette même commission. À trois reprises – les 16 janvier, 23 janvier et 17 avril derniers – plusieurs personnalités, dont les politologues Tristan Haute et Marie Neihouser, ou encore l’écrivain Louis Ehrmann, ont été entendues à distance. Pierre-Édouard Stérin rappelle ainsi qu’il ne s’agit pas d’un précédent mais d’un aménagement technique déjà validé par la commission.
La suite après cette publicité
Le député Thomas Cazenave, contacté par l’entrepreneur, aurait, selon ce dernier, « condamné sans réserve » les menaces proférées à son encontre. Il lui a cependant précisé que la salle prévue pour l’audition de ce mercredi ne dispose pas du matériel nécessaire à une connexion à distance. Pierre-Édouard Stérin assure, dans ce contexte, « se tenir à l’entière disposition de la Commission d’enquête parlementaire pour rendre cette audition possible par visioconférence, dès que les moyens logistiques de l’Assemblée nationale le permettront ».
Fondateur de Smartbox, il est aujourd’hui l’un des plus importants investisseurs privés français
À la fois discret et engagé, Pierre-Édouard Stérin, 49 ans, est connu pour ses prises de position conservatrices, notamment sur les sujets de société. Fondateur de Smartbox, il est aujourd’hui l’un des plus importants investisseurs privés français dans les secteurs de l’éducation, de la philanthropie et des médias. Son audition dans le cadre de cette commission, qui examine notamment les éventuelles ingérences et pressions dans le processus électoral, fait l’objet de nombreuses spéculations.
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
À noter enfin qu’Arnaud Rérolle, directeur de Périclès et bras droit de Pierre-Édouard Stérin, s’est bien rendu devant la commission le mardi 6 mai dernier, confirmant la volonté de coopération de l’entourage de Pierre-Édouard Stérin avec les travaux parlementaires.
Source : Lire Plus





