
Un manque à gagner qui sera difficile à rattraper… La Gaîté Lyrique accuse une perte de 3 millions d’euros d’exploitation après plus de cinq mois de fermeture. La salle de spectacle du IIIe arrondissement de Paris a été occupée par plus de 400 migrants durant cette période. Depuis son évacuation le 18 mars, l’établissement travaillait à un scénario de réouverture. Mais c’était compter sans l’annonce faite ce mercredi par la Ville de Paris : elle ne participera pas au redressement économique de la Gaîté Lyrique, dont elle est pourtant propriétaire et partenaire.
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« C’est la douche froide, déplorent les membres du lieu culturel dans un communiqué diffusé ce jeudi. C’est une décision incompréhensible au regard des engagements pris, du rayonnement culturel de la Gaîté Lyrique et de ses conséquences sociales immédiates sur le maintien de plus de 80 emplois. »
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La municipalité s’était en effet engagée à plusieurs reprises, notamment par la voix de la maire Anne Hidalgo et de son adjointe à la Culture, Carine Rolland, à « accompagner l’établissement pour qu’il rouvre ses portes et accueille à nouveau le public dans les plus brefs délais. »
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Mais ces dernières semaines, la Ville a écarté les différents scénarios de réouverture et les propositions de financement présentés par la Gaîté Lyrique. « Nous ne comprenons pas ce double discours », fustige sa directrice Juliette Donadieu dans Le Parisien. Contactée par nos confrères, la Ville de Paris affirme avoir « conformément à ses engagements annoncés lors du dernier Conseil de Paris, déclenché dans des délais extrêmement courts le versement du solde de 1,346 million d’euros pour un budget versé par la Ville à la Gaîté Lyrique de 3,346 millions pour l’année 2025. »
Un montant « absolument pas suffisant pour combler les pertes exceptionnelles que nous avons subies puisque nous fonctionnons à 70 % sur nos recettes propres », souligne Juliette Donadieu auprès du quotidien.
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Depuis le début de l’occupation par des jeunes migrants déboutés de leur demande de reconnaissance de minorité — reconnaissance qui aurait impliqué une prise en charge par la Ville —, cette dernière a engagé un bras de fer avec l’État pour qu’une solution d’hébergement soit trouvée. Elle a, dans le même temps, salué à plusieurs reprises l’implication des équipes du lieu culturel, qu’elle finance à hauteur de 30 %.
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