
Pas plus tard que le 1er mai dernier, Thomas Portes dénonçait, sur Sud Radio, « un racisme structurel organisé » au sein de la police française. Moins de quinze jours plus tard, on apprend, ce jeudi dans Valeurs actuelles, que le parlementaire insoumis est désormais sous protection policière.
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Le député LFI de Seine-Saint-Denis en avait fait la demande au ministère de l’Intérieur, affirmant être la cible récurrente de menaces sur les réseaux sociaux, par téléphone ou par courrier, depuis plusieurs mois. Le voilà désormais accompagné, au quotidien, par des membres du Service de la protection (SDLP) de la Police nationale.
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Ces révélations n’ont pas tardé à faire réagir en ligne, notamment en raison des critiques répétées du député contre les forces de l’ordre. « J’ose espérer que, par souci de cohérence, Thomas Portes a exigé que sa protection policière soit désarmée, lui qui réclame le désarmement de la Police nationale », raille un internaute sur X.
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Le 4 mai dernier, alors que l’Insoumis venait d’annoncer, par le biais de son avocate, avoir réclamé une protection policière et judiciaire, l’eurodéputé RN Matthieu Valet avait dénoncé son « ingratitude » : « Pour Thomas Portes, tous les policiers tuent, sont violents et racistes. Mais dès qu’il reçoit une menace, ce que je condamne évidemment, il court se réfugier… derrière ces mêmes policiers qu’il insulte à longueur de journée, observait-il. Chez LFI, la cohérence n’est pas une option. »
Selon nos confrères, l’évaluation menée par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste n’a pas permis de détecter de menaces caractérisées visant le parlementaire insoumis, mais le principe de précaution a prévalu, compte tenu du climat politique extrêmement tendu, notamment en lien avec la guerre à Gaza.
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