
« Tout sauf terrorisé. » Quelques jours après la tentative d’enlèvement de sa fille en plein Paris, c’est « serein » que Pierre Noizat, président de la société de cryptomonnaies Paymium, est venu témoigner sur BFMTV. Mardi 13 mai, quatre hommes aux visages masqués ont essayé de faire monter de force cette mère de famille dans une camionnette Chronopost. La scène s’est passée aux alentours de 8 h 20, rue Pache, dans le 11e arrondissement de la capitale. Sans l’intervention de son mari et de plusieurs passants, le dénouement aurait pu être bien différent…
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« Elle est très forte », salue ce vendredi son père, remerciant au passage son gendre et Nabil, un commerçant qui a fait fuir les agresseurs avec un extincteur. Au moins cinq affaires d’enlèvement ou de tentative d’enlèvement en lien avec le milieu de la cryptomonnaie ont eu lieu depuis 2023. « Un de mes collègues a parlé de mexicanisation de la France, rappelle Pierre Noizat. Je pense qu’on est en plein dedans », confie-t-il à nos confrères. « Ça fait 15 ans qu’on est conscient des risques », assure-t-il, précisant toutefois n’avoir vu « aucun signe avant-coureur » de cette attaque.
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Alors que l’enquête pour tentative d’enlèvement vient d’être confiée à la Brigade de répression du banditisme – « qui fait un travail remarquable », salue Pierre Noizat – ce dernier a « pas mal d’inquiétudes sur quel juge va traiter le cas de ces individus [ceux qui s’en sont pris à sa fille, NDLR] ». Le PDG « espère » qu’il ne « sera pas au Syndicat de la magistrature », classé à gauche, craignant que les suspects se retrouvent « en liberté sous bracelet électronique ». « Leur laxisme nous met tous en danger », estime-t-il.
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Plus largement, le patron dénonce « la violence quotidienne » qui sévit dans notre pays, ainsi que « la terreur instaurée par les narcotrafiquants », taclant au passage le bilan d’Emmanuel Macron. Selon lui, « les Français doivent réfléchir pour qui ils vont voter en 2027 ». « Si c’est pour quelqu’un du genre du président que nous avons actuellement, rien ne se passera. Et ce processus [de mexicanisation, NDLR] va se poursuivre », a-t-il mis en garde.
Mardi soir, dans l’émission spéciale de TF1, Robert Ménard a fait partie des rares intervenants à bousculer Emmanuel Macron sur la sécurité et l’immigration. Deux thèmes sur lesquels le chef de l’État s’est montré, selon lui, « étonnamment d’accord », mais sans convaincre. « Le problème, ce n’est pas de dire oui, c’est de le faire », a martelé le maire de Béziers auprès du JDD.
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