Une mère de famille a été interpellée lundi au Texas (États-Unis) pour avoir tenté d’aider son fils à commettre un acte de terrorisme. Elle aurait acheté des munitions et du matériel tactique au jeune garçon de 13 ans, qui avait exprimé à plusieurs reprises sa fascination pour les tueurs de masse et le suprémacisme blanc, rapporte ABC News qui s’est procuré les documents judiciaires de l’affaire. L’adolescent prévoyait une attaque au collège Jeremiah Rhodes de San Antonio.
C’est la grand-mère qui a contacté la police après avoir eu un échange inquiétant avec son petit-fils. Ce dernier lui avait annoncé qu’il allait « devenir célèbre » et que sa mère lui avait acheté des armes, avant de partir pour l’école. La grand-mère, chez qui l’adolescent vivait parfois, a découvert des chargeurs, des munitions et un engin explosif.
Des alertes au sein du collège
Le suspect s’est rendu au collège vêtu d’un pantalon et d’une veste de camouflage, et muni d’un masque. Mais il n’y a fait qu’une brève apparition et a ensuite été arrêté en dehors de l’établissement.
Selon les informations des enquêteurs, le comportement du jeune garçon avait alerté la direction du collège en janvier dernier. Après la découverte d’un dessin représentant un fusil et un plan de l’école, intitulé « itinéraire suicide », le collégien avait reconnu son admiration pour les tueurs de masse. En avril, il avait été temporairement exclu après avoir cherché des informations sur les fusillades mortelles dans des mosquées de Christchurch (Nouvelle-Zélande), en 2019. Il avait dans la foulée tenté de se suicider, selon The New York Times.
La mère totalement « indifférente »
Après ces faits, l’adolescent avait été accueilli dans une autre école avant de revenir à Jeremiah Rhodes. Sa mère avait été mise au courant des agissements inquiétants de son fils, mais s’était montrée « indifférente » face aux forces de l’ordre, aux services de protection de l’enfance et aux responsables de l’école. Pire, elle lui aurait fourni les munitions et le matériel pour le récompenser d’avoir gardé ses jeunes frères et sœurs.
La mère de famille est accusée de « complicité d’acte de terrorisme » et a été libérée sous caution mardi. Elle comparaîtra de nouveau le 17 juillet devant le tribunal pour une audience préliminaire. Son fils reste incarcéré au centre de détention pour mineurs du comté de Bexar, en attendant son jugement.





