
Le Quai d’Orsay monte au créneau. « Des allégations totalement infondées circulent sur Telegram et Twitter concernant une prétendue ingérence de la France dans le scrutin présidentiel roumain, a écrit le compte X de la diplomatie française, ce 18 mai. La France rejette catégoriquement ces allégations et appelle chacun à la responsabilité et au respect de la démocratie roumaine. »
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Alors que se tient ce dimanche le second tour de l’élection présidentielle, les autorités françaises pointent du doigt « une manœuvre de diversion face aux réelles menaces d’ingérences qui visent la Roumanie » et appellent « tous les acteurs politiques roumains à la responsabilité et la défense de la démocratie ». Dénonçant toute ingérence dans les affaires du pays d’Europe orientale, le Quai d’Orsay s’autorise néanmoins à rappeler que « la France a été aux côtés de la Roumanie pour son accession à l’Union européenne, ses réformes, son entrée dans Schengen et ses avancées ».
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À l’origine de cette mise au point française : une publication du fondateur de la messagerie Telegram, Pavel Durov. L’entrepreneur a affirmé qu’« un gouvernement d’Europe de l’Ouest » avait « approché Telegram, nous demandant de réduire au silence des voix conservatrices en Roumanie avant l’élection présidentielle d’aujourd’hui ». S’il ne précise pas de quel pays il s’agit, il ajoute : « devinez lequel » ainsi qu’un emoji représentant une baguette de pain. Il affirme en outre avoir refusé une telle demande : « Telegram ne restreindra pas les libertés des utilisateurs roumains, ni ne bloquera leurs canaux politiques. »
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Russe naturalisé français, Pavel Durov est mis en examen en France depuis août, la justice lui reprochant entre autres de ne pas agir suffisamment contre la diffusion de contenus criminels sur la messagerie.
Pour rappel, le candidat anti-système George Simion est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle roumaine, organisé après l’annulation du scrutin de décembre sur fond d’accusations d’ingérence étrangère.
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George Simion, dirigeant du parti souverainiste Aur, a bénéficié du soutien de Calin Georgescu, candidat anti-système qui était arrivé en tête du scrutin de décembre 2024, annulé en raison d’allégations d’ingérence russe. La participation de Georgescu à la nouvelle élection avait été invalidée en mars dernier pour les mêmes motifs. La Commission électorale avait justifié cette décision en assurant que la candidature de l’homme politique « ne rempli(ssait) pas les conditions de la légalité », car celui-ci avait enfreint « les règles démocratiques d’un suffrage honnête et impartial ». Dans la foulée, plusieurs milliers de Roumains étaient descendus dans la rue, dénonçant ce qu’ils estimaient être un coup de force.
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