
Ce samedi 17 mai en fin d’après-midi, le calme apparent du quartier Jas de Bouffan à Aix-en-Provence a volé en éclats. Deux policiers municipaux en patrouille ont été violemment agressés alors qu’ils tentaient d’interpeller un homme à motocross, relate Le Figaro. Celui-ci roulait sans casque et aurait failli percuter une mère de famille avant de prendre la fuite. Les fonctionnaires, qui circulaient sur deux-roues, se sont lancés à sa poursuite.
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Ils l’ont finalement retrouvé près de la maison du droit et de la justice. C’est à ce moment-là qu’une vingtaine de personnes sont intervenues pour s’opposer à l’interpellation, déclenchant une agression brutale. L’un des policiers a été projeté au sol et roué de coups à la tête. Il s’est vu prescrire dix jours d’incapacité totale de travail (ITT). Le casque de son collègue a été endommagé. Les agresseurs ont ensuite pris la fuite, emportant avec eux le deux-roues concerné.
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Une agression « totalement inacceptable »
« Surprise, choquée, atterrée, totalement atterrée » voilà les sentiments qu’éprouve la maire d’Aix-en-Provence face à cette montée de violence. Sophie Joissains ne cache pas son indignation. « C’est totalement inacceptable ! » Présente rapidement aux côtés des policiers blessés, elle a exprimé sa solidarité avec les forces de l’ordre. L’élue promet des réponses fermes : « Mais on les retrouvera, croyez-moi, on les retrouvera. »
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Le message de la municipalité est clair : l’impunité ne passera pas
Déterminée, l’édile a annoncé le renforcement du dispositif de vidéosurveillance et la multiplication des patrouilles dans les zones sensibles. « On ne leur laissera aucun répit », martèle-t-elle, en soulignant également avoir échangé avec les représentants de l’État, dont le préfet de police et la préfète déléguée.
Une enquête en cours et des plaintes déposées
Dès samedi soir, une première interpellation a eu lieu vers 19h30. Le parquet d’Aix-en-Provence a confirmé qu’une garde à vue était en cours ce dimanche après-midi pour « violences sur agents de police municipale ». La Ville a de son côté déposé deux plaintes, avec constitution de partie civile : l’une visant l’individu à motocross pour refus d’obtempérer, l’autre contre les auteurs présumés de l’agression collective.
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Le contexte rappelle un climat tendu autour des rodéos urbains dans la région. La veille de cette affaire, une enseignante marseillaise avait été blessée à la cheville après avoir été percutée par une voiture lors d’un rodéo sauvage.
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