
« C’est une atteinte profonde à la dignité humaine. » Jean-Noël Barrot a dénoncé l’offensive élargie lancée samedi par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. Au micro de France Inter, le ministre français des Affaires étrangères a appelé à « cesser » l’action des troupes de Benyamin Netanyahou : « La situation est insoutenable parce que la violence aveugle et le blocage de l’aide humanitaire par le gouvernement israélien ont fait de Gaza un mouroir, pour ne pas dire un cimetière. »
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« Qui sème la violence récolte la violence »
Le locataire du Quai d’Orsay voit dans les nouvelles actions de l’État hébreu « une violation absolue de toutes les règles du droit international ». « C’est contraire à la sécurité d’Israël, à laquelle la France est attaché, car qui sème la violence récolte la violence », a-t-il martelé.
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Samedi 17 mai, l’armée israélienne a accentué sa pression sur le Hamas et a lancé une offensive élargie sur l’ensemble de la bande de Gaza dans le but de sauver ses derniers otages toujours détenus par le groupe terroriste palestinien depuis l’attaque du 7-Octobre en Israël. Lundi, Benyamin Netanyahou a fait état d’une progression de son armée, assurant que le pays allait bientôt « prendre le contrôle de tout le territoire de la bande ».
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Après deux mois de blocage, le Premier ministre israélien a autorisé lundi l’entrée limitée de camions humanitaires dans l’enclave palestinienne. Pas de quoi calmer les craintes de l’ONU et de nombreux ONG qui craignent des risques de famine à Gaza. « C’est tout à fait insuffisant. On ne peut pas détourner les yeux de la souffrance des Gazaouis. L’aide doit être immédiate, massive et sans entrave », critique Jean-Noël Barrot.
Vers des sanctions infligées à Israël ?
Le ministre a également indiqué que la France soutenait la proposition des Pays-Bas de « réexaminer l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, notamment son article 2 qui dispose que [les deux parties] doivent respecter les droits de l’Homme ». Le Quai d’Orsay ne semble pas opposé à une « suspension éventuelle » en cas de violation des droits de l’Homme par Israël : « L’accord a une dimension politique mais aussi commerciale. Personne n’a intérêt à [y] mettre fin. Mais la situation à Gaza nous oblige à avancer d’un cran. »
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