
Nouvelle scène à la Maison-Blanche. Donald Trump a diffusé, ce mercredi 21 mai, devant le président sud-africain Cyril Ramaphosa des vidéos pour soutenir les accusations américaines de « génocide » d’agriculteurs blancs en Afrique du Sud. « Ils sont tués », a commenté le président des États-Unis, devant une séquence montrant des dizaines de voitures abritant des « familles entières » d’agriculteurs blancs qui fuient leurs terres.
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Donald Trump a demandé des « explications » au président sud-africain. « En général, ce sont des fermiers blancs qui fuient l’Afrique du Sud, et c’est une chose très triste à voir. J’espère que nous pourrons avoir une explication à ce sujet, car je sais que vous ne le souhaitez pas », a déclaré le président américain, assis aux côtés de son homologue sud-africain dans le Bureau ovale. Le président sud-africain a démenti soutenir les expropriations d’agriculteurs blancs en Afrique du Sud. « Non, non, non, non, personne ne peut prendre de terre », a-t-il assuré.
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L’ambiance était plutôt détendue à la Maison-Blanche, lorsque, soudainement, le président américain a demandé que la lumière soit éteinte pour que des vidéos soient diffusées sur un écran. Sur l’une d’elles, Julius Malema, le leader d’un parti d’opposition de gauche radicale d’Afrique du Sud, qui a réalisé 9,5 % des voix aux élections en 2024, entonne Kill the Boer. Il s’agit d’un chant de la lutte anti-apartheid. Les Boers sont les agriculteurs descendants des premiers colons européens. Le chant est très décrié en Afrique du Sud, notamment par le parti de centre droit Alliance démocratique, membre de la coalition au pouvoir, qui demande son interdiction.
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Ensuite, Donald Trump et Cyril Ramaphosa, accompagnés de leurs ministres et conseillers, dont Elon Musk qui est né en Afrique du Sud, ont regardé dans une ambiance de plus en plus tendue des copies imprimées d’articles de presse rapportant le meurtre de citoyens sud-africains blancs. « Mort, mort », a-t-il lancé, en passant d’une feuille à l’autre.
Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a fait de l’Afrique du Sud l’une de ses cibles, dénonçant la discrimination raciale qui vise, selon lui, la minorité blanche descendant des premiers colons européens. Son proche conseiller Elon Musk dénonce lui aussi des « lois racistes » qui viseraient la minorité blanche dans son pays natal. La semaine dernière, les États-Unis ont officiellement accueilli 49 Afrikaners reconnus comme « réfugiés ».
En cause : une loi promulguée en janvier par Cyril Ramaphosa, qui prévoit selon celui-ci d’« exproprier des terres dans l’intérêt public pour diverses raisons visant, entre autres, à promouvoir l’inclusivité et l’accès aux ressources naturelles ». S’ils ne sont pas nommés, ce sont les exploitants agricoles blancs qui sont visés par cette réforme, selon ses détracteurs.
De manière générale, la situation des fermiers blancs est un sujet brûlant en Afrique du Sud. Chaque année, plusieurs attaques meurtrières menées contre des fermes sont recensées, dans un contexte politique tendu, 35 ans après la fin de l’apartheid.
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