Plusieurs magasins vendant des vélos ont rapporté des cambriolages qui, s’ils se sont déroulés dans des commerces différents, ont plusieurs points communs. L’alarme de la boutique, s’il y en avait une, ne s’est pas déclenchée, aucune entrée avec effraction n’a été constatée et de grands trous ont été découverts au plafond au-dessus des cycles volés, détaille TF1 Info ce mardi. C’est parce que les cambrioleurs ont utilisé la technique dite « de la canne à pêche », en pleine recrudescence.
Elle consiste pour les voleurs à accéder au toit des boutiques, en surplomb des marchandises dont ils veulent s’emparer. Equipés d’une longue perche, les malfaiteurs attrapent les bicyclettes et les hissent jusqu’à eux sans même avoir foulé le sol du magasin. Les recours à cette méthode pour dévaliser des commerces de vélo se sont récemment multipliés. Avec également des voleurs bien préparés et ayant souvent effectué des reconnaissances des lieux et des modèles en amont.
En cause, la demande toujours plus grande pour les cycles, notamment les références haut de gamme, et des prix qui sont souvent montés en flèche. Les commerçants ont constaté l’ampleur du phénomène et l’expertise des cambrioleurs. Ceux-ci n’attrapent en effet avec leur « canne à pêche » que les modèles les plus chers et demandés pour les revendre ensuite.
Des responsables de magasins ont commencé à s’organiser pour se protéger des malfaiteurs. « On a mis dix caméras dans les magasins, on a 15 détecteurs, on a fini par installer le fumigène, a ainsi témoigné le cogérant d’une boutique de vélos du Lot-et-Garonne. De façon à avoir un brouillard blanc épais dans le magasin, on ne peut plus rien voir. »





