
François Ruffin entre dans l’arène présidentielle. Le député de la Somme a officialisé ce mardi 20 mai, dans les colonnes de Libération, sa volonté de participer à une primaire de la gauche en vue de l’élection de 2027. L’ancien journaliste et figure du mouvement Picardie Debout ne cache pas ses ambitions : « Et je la remporterai », déclare-t-il sans détour, soulignant sa capacité à parler au « monde du travail » et rappelant qu’il a battu « trois fois » le Rassemblement national « dans des terres ouvrières ».
Publicité
En rupture avec La France insoumise depuis les dernières législatives, le fondateur de Fakir siège désormais au sein du groupe écologiste à l’Assemblée nationale. Ruffin souhaite organiser une primaire ouverte, populaire, et capable de créer un « moment de débordement ».
La suite après cette publicité
Une « primaire geyser »
L’élu propose bien plus qu’un simple mécanisme de désignation : il veut que cette primaire soit un événement politique fédérateur. « Il nous faut une primaire, une “primaire geyser”, qui ne soit pas qu’une élection de départage, mais un moment de débordement », affirme-t-il. Dans un contexte de désunion persistante, Ruffin entend redonner la parole aux électeurs, en s’appuyant sur le précédent du Nouveau Front populaire – lancé lors des législatives de 2022.
La suite après cette publicité
« Je parle pour le monde du travail, les gens ordinaires qui tiennent le pays debout », plaide-t-il. Et d’ajouter, comme un défi lancé à l’inaction politique : « Il y a eu 9 millions de votants en un mois. On pourrait leur rendre la parole, non ? C’est soit la stratégie des primaires, soit la stratégie déprimante. »
De Hollande à Poutou
François Ruffin détaille également les contours concrets de cette primaire. Le parlementaire propose un calendrier : dépôt des candidatures en avril 2026, vote à l’automne, avec une élection à deux tours « sur le modèle de la présidentielle ». Les critères sont clairs : « 100 000 parrainages citoyens, 250 de maires. Dix idées, en guise de profession de foi. » Il souhaite un « vote physique, avec un bureau de vote par canton », et vise « 2 à 3 millions de votants ».
La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Quant à l’organisation, « les partis, a priori, doivent organiser cette primaire. Ce serait mieux avec eux. Est-ce qu’ils diront tous oui demain matin ? Probablement pas. Mais il y a, au sein de chacun, des unitaires contre des identitaires. De toute façon, cette primaire aura lieu. »
Surtout, Ruffin se veut inclusif : l’élu de la Somme veut un scrutin qui réuni des figures « de Philippe Poutou à François Hollande », sans oublier les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon. En cas de défaite, soutiendra-t-il le vainqueur, même s’il s’agit de Hollande ou de Glucksmann ? « Je n’imagine pas qu’on participe à un tel scrutin sans, ensuite, en respecter les règles », promet-il auprès de Libé.
Source : Lire Plus






